On l'a vu dans la précédente partie, les rythmes ont changé et avec eux est née une nouvelle génération de groupe qui ont relégué l'ancienne à un rang obsolète.
succès des Pretty Things, des Stones ou des Hollies. Il impose le "style anglais" dans ces nouvelles boîtes où "ça chauffe" et qui s'appellent La Locomotive ou le Bus Palladium. Dans ce milieu des années soixante, la danse à la mode est le jerk. Le journal qu'il faut avoir dans la poche de son jean s'appelle Disco Revue.
Avec l'irruption en France du rhytm'n'blues dans l'hiver 65-66, les modes changent... et les artistes aussi. Vigon (Abdelghafour Mouhsine) accompagné par les Lemons arrive tout droit du Maroc. Le jeune Vigon accomode Little Richard à la sauce James Brown mais son show extatique ne dépassera guère la petite communauté rock de Paris. S'en était presque dommage...
Les groupes français de ces remuantes sixties, qui se baptisent Boots, Pollux, Rockers, Anonymes et autres Sinners, n'auront pas eu de chance, au bout du compte. Trop jeunes, trop purs, trop peu malléables, trop inconscients des exigences d'un métier particulièrement difficile, ils ne réussiront guère à se maintenir sur la durée. Et il faudra attendre la toute fin des sixties pour voir enfin des formations s'imposer au-delà d'un ou deux 45 tours.