• On pourrait traduire ce mot par "escalade" ou "grimpette". Cette danse favorise pour une fois le rapprochement entre partenaires.

    Albert Raisner, présentateur vedette de l'émission "Age tendre et tête de bois" en est le principal défenseur. Pour danser le climb, les deux partenaires se regardent dans les yeux et se rapprochent l'un de l'autre puis les danseurs se quittent momentanément. L'homme fait tourner tendrement sa partenaire et, après un pas glissé sur la gauche, les deux danseurs se tournent le dos et doivent crier "climb" en levant les bras.

    C'est au cours de l'émission télévisée "Toute la Chanson" que les ballets de Jean Guélis lancent le climb. Il semble donc que pour une fois, qu'il s'agisse d'une création presque française. Mais pour faire sérieux, il est convenu de lui donner un nom anglo-américain.

    Le chef d'orchestre, Jacques Hendrix, ex-ingénieur chimiste, se présente comme "l'anti-twist" et le pionnier du climb, danse qui selon lui rapproche les couples au lieu de les séparer comme le twist.

    En France, le chanteur Chris Valois enregistre une version officielle en deux parties. "Chris Valois, un jeune qui chante jeune pour faire danser les jeunes" proclame la pochette du 45 tours.

    Cette danse ne connaîtra pourtant pas le succès escompté par rapport au twist, l'indétrônable danse du moment bien qu'elle fut exportée aux Etats-Unis et interpretée par quelques groupes. On la retrouve d'ailleurs dans un des films d'Elvis Presley, "Viva Las Vegas" où celui-ci exécute une chorégraphie du climb en compagnie d'Ann Margret.


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  • Dans les années 60, les cubains (exilés au moment de la révolution), portoricains et dominicains exportent aux USA, et en particulier à New York, leurs musiques basées sur le mambo, le cha cha cha et la pachanga.

    Ils créent également un nouveau son qu'on baptisera un peu plus tard la salsa.

    Le percussionniste Ray Barretto est de la partie et sort à la fin de l'année 1964 le watusi, qui devient la danse ensoleillée du moment.

    Après le Twist, le Watusi fut la danse la plus populaire des années 60 aux Etats-Unis. C'est indiscutablement une danse cousine du twist, excepté, dans ce cas-ci, les pieds restent planté, les hanches et les bras exécutent un vrillement.

    Le nom de cette danse serait issu de la tribu de Batutsi du Rwanda.

    A la télévision, Batman exécute sa propre version du Watusi, baptisée le Batusi, qui se compose des mouvements à la main accompagnés par secousses rapides des hanches et utilisent les deux premiers doigts de chaque main pour imiter un masque.

    Ces gestes distinctifs de main seront repris plus tard dans le film Pulp Fiction de Quentin Tarantino par John Travolta et Uma Thurman dans la scène devenue culte du concours de danse.


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  • Fin 1961 arrive le fly, avec le nouveau 45 tours de Chubby Checker, qui semble parti pour lancer une nouvelle danse avec l’un de ses disques.

    Bien que n’ayant pas une taille de guêpe (Chubby en anglais signifie grassouillet), il réussi très bien a faire la mouche.

    La légende voudrait que cette danse fut inventée par une des danseuses de la célèbre émission de Dick Clark, American Bandstand. L'émission montrait en effet des adolescents dansant sur des musiques du Hit-parade qui étaient ensuite interviewés par le présentateur et donnaient leurs avis sur ce morceau.

    La scène est incroyable : lors d'un tournage, une adolescente fut attaquée par un moustique. Elle tenta de l'éloigner en chassant de plusieurs mouvements de la main et se rendit compte aussitôt que tout le monde reprenait sa "chorégraphie". Les téléspectateurs appelèrent en masse le standard de l'émission de télévision pour connaître cette nouvelle danse. Ainsi apparaissait en direct une danse aussi folle que simple à reproduire "le fly".

    C’est en effet en cela que la danse consiste : « Balancez-vous sur vous-même et battez des mains comme si vous aviez des ailes ».

    Le vieux rêve d’Icare n’atteindra pas les pistes de danses françaises, car le fly va très vite se retrouver absorbé par le twist, leur tempo étant similaires.


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  • En 1965 arrive une nouvelle danse, la bostella. On doit cette danse à l'imagination d'un journaliste français, Honoré Bostel qui la définissait comme un « psychodrame de groupe ».

    Sur un rythme de marche brésilienne, on saute en l'air en frappant des mains. Puis on se roule par terre en déclamant ses problèmes personnels. Enfin, on se relève en s'aidant mutuellement. C'est du jamais vu, une danse où l'on se roule par terre.

    L'académicien Albert Simoni la qualifie de singerie. Le cinéaste Marcel Achard la traite avec mépris. Guy Béart avoue y être un inconditionnel : elle permet d'exprimer pleinement sa joie et sa peine, c'est une danse faite pour les masses.

    Quand à l'avis médical, les psychologues affirment qu'ils préfèrent voir les angoissés se rouler par terre plutôt que de se livrer à des folies au volant. En cas de névrose anxieuse, allez donc chez Castel, jetez-vous sur la piste, hurlez sans pudeur, la bostella défoule et tranquillise. Si c'est le docteur qui le dit...

    Du côté des producteurs, ça ne marche pas trop mal. Nicole Barclay, impératrice du microsillon et épouse d'Eddie Barclay, a vendu 10.000 exemplaires du 45 tours "Viens danser la Bostella" en une semaine et bien sûr, elle ne compte pas en rester là.

    La bostella trouve une accréditation officielle en la personne d'Antonio Mendès-Viana, ambassadeur du Brésil en France. Celui-ci aurait l'intention de parrainer une grande nuit de la bostella prévue en février dans les salons de l'aéroport d'Orly. Elle fut même l’une des danses cultes des Anglais et des Américains qui venaient à Paris... Elle illustre ce qu’a pu être le « Swinging Paris »...

    Le plus étonné de tous est dit-on Honoré Bostel, dépassé par le succès ravageur de ce délire chorégraphique. Fin janvier 1965, le réalisateur américain Clive Donner s'apprête à tourner la scène finale de son film "What's new Pussycat?". Il a l'idée de faire danser à ses vedettes une bostella "grand style" chez Castel.

    C'est ainsi que Romy Schneider et Peter O'Toole se retrouvent enchevêtrés parmi d'autres danseurs. En 1971, la bostella continue une étonnante carrière à l'étranger puisqu'elle est reprise aux Etats-Unis, au Maroc, dans les pays scandinaves... Cet air fait le tour de la planète et devient un véritable hymne en Allemagne, indissociable de toutes les fêtes de la bière.


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  • Il est encore question de volatile dans ce pas importé en France par Jacky Moulière, poulain d'Henri Salvador et qui a pour particularité de jouer avec des gants blancs ! Cette chanson est interprétée comme la plupart de ces nouvelles danses, par Chubby Checker aux Etats-Unis. Il s'agit en fait d'une reprise d'une chanson enregistrée en 1958 par Huey "Piano" Smith, célèbre pianiste américain de rhythm and blues dont le style a influencé le rock.                                                                                                                     

    Le birdland était surtout un club de jazz qui a vu le jour à New York en 1949. Il fut baptisé ainsi en l'honneur de Charlie Parker ("Bird") qui s'y produisit plusieurs fois. Ce fut un des temples du Be-Bop.                                                                                               

    Malgré l'enthousiasme de Jacky Moulière, cette danse ne fera pas vraiment l’unanimité en France, contrairement aux Etats-Unis.


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