• En l'honneur du bal des Fiancés d'Auvergne de Clermont-Ferrand. Tel est ce que l'on pourrait écrire sur cette chanson de 1961. Un bal qui, Ô surprise, surclasse, et de très loin, le Rock'n'roll alors en vogue.

    10 millions d'exemplaires vendus pour le seul André Verchuren et 11 mois premier au hit-parade entre 1961 et 1962.

    Quant à Jean-Paul Mauric (1933-71) trop tôt disparu, sa chanson fut un immense succès toujours chanté aujourd'hui.

    Ce standart, devenu un classique du folklore depuis cette date, est joué au moins une fois chaque jour dans le monde !

     

    LES FIANCÉS D'AUVERGNE
    Paroles: Guy Favereau, musique: André Verchuren, 1961


    J'ai quitté mon cher pays
    Mais j'ai laissé mon coeur
    Dans mon Auvergne jolie
    Parmi les bois, les monts, les vallées et les fleurs
    Car je pense chaque jour
    A celle qui m'attend
    Elle me garde son amour
    Et nous nous marierons dès le prochain printemps

    Mais tous les fiancés d'Auvergne
    Ne vivent pas simplement d'espoir
    Pour prendre aussi ma part de peine
    Je suis parti au hasard
    Réussir sa vie n'est pas facile
    Il y faut du courage et de la volonté
    Si je fais ma place dans la grande ville
    C'est pour gagner le droit de bâtir un foyer

    J'ai quitté mon cher pays
    Mais j'ai laissé mon coeur
    Dans mon Auvergne jolie
    Parmi les bois, les monts, les vallées et les fleurs
    Et je pense chaque jour
    A celle qui m'attend
    Comme il est loin le retour
    Qu'elle est loin mon aimée, qu'il est loin le printemps!

    Mais tous les fiancés d'Auvergne
    N'aiment pas rester séparés longtemps
    Elle a peut-être un peu de peine
    Croyant mon coeur inconstant
    Il y a des filles qui sont jolies
    Mais pour moi, la plus belle c'est ma fiancée
    Et le plus doux rêve de toute ma vie
    C'est par un beau matin de la voir arriver

    Car c'est dans ses yeux, mais oui
    Que j'ai laissé mon coeur
    Et mon Auvergne jolie
    Reviendrait avec elle m'apporter sa douceur
    Nous pourrions rester ici
    Peut-être jusqu'au jour
    D'aller finir notre vie
    En Auvergne jolie où naquit notre amour


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  • 12 avril 1965

    Ils ont mis le feu à nos années 60, et leur mariage a été un grand rendez-vous de la décennie. Démesuré, violent, passionné ! Portés par une jeunesse rebelle, Sylvie et Johnny liaient à jamais leurs destins. La France entière était leur témoin...

     

    Lundi 12 avril 1965. Les amis, la famille ont tenu secrète la date du mariage de Johnny et Sylvie. Un secret finalement éventé à quelques heures du grand rendez-vous... Le Journal du Dimanche de la veille en a fait sa une ! Du coup, ce matin, dès 9 heures, comme un essaim de guêpes, les curieux affluent aux portes de la propriété du couple, le manoir de Gagny, à Loconville dans le Vexin, à une trentaine de kilomètres de Paris.

    D'ailleurs, le village entier est pris d'assaut : 200 vélos et mobylettes emplissent un champ, tandis qu'un autre s'est transformé en parking à voitures. Armentières a même envoyé un car de 45 jeunes filles en fleur ! Une cinquantaine de gendarmes des villages environnants viennent d'être appelés à la rescousse tandis que 200 photographes se disputent âprement les meilleurs postes d'observation. Les uns ont payé les résidents des maisons entourant la mairie et l'église pour bénéficier de leurs fenêtres, les autres se sont perchés dans les arbres, sur les grilles, ont escaladé les gouttières. Un propriétaire a même été jusqu'à dépouiller son toit de quelques tuiles afin que les photographes puissent placer leurs objectifs !

    " Mon mariage avec Johnny, je l'avais rêvé confidentiel, intime... ", écrira Sylvie dans ses mémoires. Autant dire qu'elle a dû bien vite oublier son rêve pour faire face à des noces qui ont surtout eu l'air d'une foire d'empoigne... " Qu'est-ce qu'on est venu foutre là ! C'est impossible, rentrons ! On se mariera un autre jour ! " tempête Johnny à la vue de la foule compacte qui, telle une marée humaine, s'empare du village. Il rentre à peine de la caserne d'Offenburg où il doit encore effectuer deux mois de service militaire.

    Les fiancés se fraient un chemin jusqu'à la mairie et y parviennent à l'heure prévue, 10h30: Sylvie, ses 20 ans en écharpe, jolie comme un coeur sous son capuchon bouffant, dans une robe blanche en organdi signée Réal, un modèle Restauration qui aura nécessité 400 mètres de Valenciennes, et Johnny en jaquette noire et chemise blanche, cravate de soie crème et pantalon gris rayé. Dans la petite salle municipale se pressent les invités, les familles - à l'exception d'Huguette, la mère de Johnny - et bien sûr, les témoins, pour Sylvie le photographe Jean-Marie Périer et Luce Dijoux, sa meilleure amie, pour Johnny le chanteur Carlos et son impresario Johnny Stark.

    Quelques instants de silence, le " oui " timidement prononcé par Johnny et celui plus sonore de Sylvie, que déjà il faut retrouver le tumulte ambiant. Une bousculade inouïe accompagne l'entrée des époux dans l'église de Loconville.

    La jeunesse en délire piétine les tombes du petit cimetière, fracassant au passage pots de fleurs et ornements funéraires. Johnny doit protéger Sylvie, littéralement avalée par le tumulte; elle s'inquiète pour son père qui marche difficilement, pour sa grand-mère, et sa robe est même déchirée... Le capuchon de la mariée peine à dissimuler ses larmes. Il est 11h30 lorsqu'elle fait son entrée dans l'église au bras d'Eddy, son frère, après que son père n'eut pas réussi à se faufiler. Johnny, lui, ne compte plus les coups reçus dans les tibias, et il constate que ses souliers d'apparat sont couverts de boue... L'abbé Sironval, assisté du père jésuite Zupan, celui-là même qui baptisa Sylvie vingt ans plus tôt en Bulgarie, s'apprête à célébrer la cérémonie. La jeune femme passe l'anneau d'or à l'annulaire gauche de son rocker. Une larme perle sur sa joue... L'instant, mi-stress mi-bonheur, est immortalisé par un reporter de Paris Match juché en équilibre sur la statue d'un saint.

    Le consentement échangé, les voix de la chorale de Fleury s'élèvent, moment de grâce auquel succède aussitôt le chahut. Il est 12h20, il faut aux mariés vingt bonnes minutes pour quitter l'église et rejoindre enfin leur voiture. " Johnny a failli perdre son calme et Sylvie périr étouffée ! " confiera un journaliste de télévision. Dans l'intimité, enfin, les noces se poursuivront au manoir de Gagny autour d'un buffet dressé par l'hôtel Saint-Martin de Chaumont-en-Vexin: truites en gelée, foie gras, filets de boeuf forestière, jambon de pays en croûte, fruits et petits fours. Sans oublier le caviar choisi par le père de la mariée, une cuvée de champagne Mumm frappée à leurs deux noms, et la vodka importée de Bulgarie.

    Ce seront quinze années d'amour, un amour bordé de hauts et de bas... Et dire que la veille de son mariage, lors de sa dernière nuit de jeune fille passée à discuter avec Mercedes, l'une de ses meilleures amies, Sylvie avait confié: " Tout en Johnny me bouleverse... Mais c'est étrange, tu sais, je suis follement amoureuse, et pourtant je n'ai pas l'impression que je vais finir ma vie avec lui... "


    ____________________________Corval & David L-H


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  • Jean-François Michael c'est tout d'abord "Yves Roze", de son vrai nom ! Et c'est d'ailleurs sous ce nom qu'il commence à chanter en 1963 et gagne pendant 4 semaines le concours du "Jeu de la chance" à la même époque que Mireille Mathieu et Thierry Le Luron. Il interprétait déjà des chansons très jazzy, quand un directeur artistique lui dit, après l'avoir entendu chanter: "Avec la voix que tu as, tu ne vendras jamais un disque !" Pour gagner sa vie et rester dans la course il rentre chez BARCLAY en temps que Directeur Artistique il s'occupera de Pierre VASSILIU pour l'album «Amour Amitié», Michel DELPECH pour celui de  «Wight is Wight», et écrit pour Les POPPY’S  «Non je ne veux pas faire la guerre»..

    Alors que Paris est envahit par les manifestations, les grèves et les barricades, Yves Roze débute sa vrai carrière de chanteur sous le pseudonyme de "Jean-François Michael, " C'est sous la plume de Michel Berger que naît "Adieu Jolie Candy" et propose cette chanson à Yves Roze ! Pour l'anecdote, en recherchant un nom de scène, il lui est venu ses trois prénoms en tête presque instantanément. La consonnance allant de fait, il adoptera "Jean-François Michael" !

    Avec "Adieu jolie Candy", il atteind les sommets des hit-parades, redonnant à la France un peu de légèreté pendant ces évènements de Mai 68. Sentimental et passionné, JFM fait sa propre révolution, en chantant l'amour !

    1968 Adieu jolie candy devient un succès international.
    1969 Numéro 1 en Italie: "Fiori bianchi per te"
    Espagne et Amérique du sud "Adios Linda Candy
    Allemagne "Adieu susse Candy"
    Mais aussi, en Turquie, Moyen Orient, Canada... En tout plus de 5 millions de disques vendus !!!

    Jean-François se fait complice de toute une génération avec ses chansons romantiques. Il enchaîne succès après succès en conjugant l'amour à tous les temps !

    Il enregistre 3 albums entre 1968 et 1972. Il collectionne les DISQUES D’OR et ceux de PLATINE. Ce qui représente plusieurs millions de disques vendus partout dans le monde et dans plusieurs langues ! Mais au fait de sa gloire, une maladie grave lui fera abandonner sa carrière de chanteur. Il réapparait en 1975 pour consacrer son temps et son talent à la réalisation et à la production de disques ce qui lui permet de découvrir de nouveaux talents. Sa carrière de producteur égalera celle du chanteur ! Avec Francois Bernheim et jacqueline Néro il produit : RENAUD «Laisse Béton », William SHELLER «Rock and Roll Dollars », Louis CHEDID . Il produira entre autre STEPHANIE «Ouragan», Alain DELON «Victor HUGO» et le single «Comme au Cinéma», Bernard GIRAUDEAU «Pierre et le Loup» , Chantal GOYA le single «David Crockett», Jean – Jacques DEBOUT «Reviens», Guy MARDEL «Charlie Brown», Anthony DELON le single «Qu’elle Revienne», ANNABELLE le single  «Laurence D’Arabie», Sacha DISTEL «For Ever and Ever», Brigitte BARDOT «Tu veux ou tu veux pas», Georges GUETARY, Sylvie VARTAN, Alain BARRIERE , Linda DE SUZA, et bien d’autres encore dont Héléna ROSTROPOVICH, la fille du célèbre violoncelliste,FABRICE TIOZZO (paroles nues),JIN XING . Il décide de partir en U. R. S. S. juste avant la chute du mur de Berlin. Il redécouvre la scène et la chaleur que cela procure. Deux ans de préparation entre Paris et Moscou et Jean-François MICHAEL  revient accompagné de CECILIA. Les singles «De Soleil et de Glace» en France et «Les Fenêtres de Moscou» en U.R.S.S, sont de véritables succès. Ils décident de faire une pose le temps de s’installer sur la côte d’azur pour fonder une famille. Ce ne sera pas long...

    Jean-François MICHAEL conçoit le spectacle : Le J.F.M. BAND, retraçant les tubes des années 1968 à 2000 avec sa compagne Cécilia.
    Dans le cadre des années France-Chine au Casino de Paris du 13 au 18 janvier 2004, on lui demande de réaliser un album pour la grande danseuse contemporaine, JIN-XING. Il profite de la venue à Paris de cette dernière pour enregistrer un duo "Lily Shanghai" avec Alain Chamfort qui sortira en fin d’année.

    Il enregistre un nouvel album pour Sony Music, dans lequel se mélangent anciens succès, nouveaux titres et reprises. Cela lui redonne envie de réapparaitre vraiment ! En 2004,/2005 c'est le grand retour sur la scène de Olympia pour "La Rose d'Or " Il reprend alors la route, en France et en Belgique pour une série de concerts et se consacre à la préparation d'un DVD live . Puis il prépare un projet discographique sur les femmes en collaboration avec Jean Claude Vandamme, tourne un dvd live de tous ses succès , et reprend la route pour une longue tournée qui l’emmennera de l’ile de la réunion à l’ile Maurice. Puis Jean francois rejoint en mars 2008 la tournée age tendre et tete de bois , et un nouvel album en collaboration avec Didier Barbelivien. Depuis, son activité est riche et varié. On a pu le revoir en juillet 2010 se produire au parc de Mouscron, et ce n'est pas fini...

     

    ____________________________Corval


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