• Le Père Duval, né le 30 juin 1918 au Val d'Ajol (dans les Vosges), apparaît comme le précurseur d'un art populaire qui a pris l'initiative de chanter, accompagné de sa guitare, des airs de joie et de louange. Georges Brassens lui-même lui avait rendu un vif hommage. Il fréquenta quelques années l'école du Hariol puis l'école Saint Augustin à Plombières. A 12 ans, il entre au Collège des Pères Jésuites de Florennes en Belgique, et tout en poursuivant ses classes secondaires, il étudie la philosophie, l'horlogerie, l'astronomie, la musique, le chant, le piano et compose sa première chanson.

    En 1936, il frappe à la porte du Noviciat des jésuites. Il est ordonné prêtre le 24 juillet 1949 et sa première tâche consiste à diriger la chorale d'une école de Reims où il est professeur de français. 

    En 1953, le Père se consacre plus exclusivement à la musique et à ses chansons. Et c'est le début de ses tournées en France, en Europe, en Amérique. Ses chansons connaissent rapidement un grand succès et, dès 1955 dans ses concerts à Lorient, St-Nazaire, Angers comme dans ses récitals à Paris, à Bruxelles, la Haye.. Londres, (18 000 auditeurs), Madrid, Montréal, Lisbonne, Berlin, Chicago, Rio de Janeiro, etc... Il enregistre dans la foulée son premier disque en 1956 (vendu à 45000 exemplaires en trois semaines). En 1961, il a vendu plus d’un million de disques.

    Le Père conquiert un public international. 45 Pays pour plus de 3000 concerts. Gaumont Palace en 1956 devant 5600 personnes - Palais de Chaillot 8 octobre 1961 - L'Olympia 13,14,15 janvier 1964 et en 1972 - Salle Poirel 24 février 1972.

    En 1965, Aimé Duval est le premier prêtre autorisé à monter sur scène au-delà du rideau de fer : il chante gratuitement à Varsovie.

    Il a enregistré 14 disques et parle 9 langues, il chante dans la plupart de ces langues. L’académie Charles Cros lui rendra hommage en lui décernant un grand prix du disque après sa mort.

    Dans les années 1980, il écrit son livre sorti en décembre 1983 "L'enfant qui jouait avec la Lune" dans lequel il se raconte. De sa vie, ses tournées en concert, ses débuts, jusqu'à sa maladie alcoolique et comment il s'en est sorti. En janvier 1984 il confiait à un journaliste " Ce qui m’a fait boire, c’est la fricaillerie, les cons, les décorés, c’est mon inadaptation congénitale à la saloperie du monde. Je voulais sauver le monde et j’ai sombré dans l’alcool ".

    Décédé le 30 avril 1984, ses obsèques eurent lieu le 3 mai en la basilique Saint Epvre à Nancy.

     

    _______________Corval avec l'aimable autorisation de son neveu Pierre-Aimé


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  • Toujours bronzé, le sourire étincelant, Sacha Distel souffre auprès de certains d’une image de chanteur pour maisons de retraite et de séducteur quelque peu ringard. C’est méconnaître la richesse d’une carrière musicale qui ne se limite pas aux « scoubidou-bidous » et qui va bien au-delà du charmeur de rombières. Chanteur, jazzman, homme de télévision, compositeur, Sacha Distel était un showman à l’américaine superbement rodé ; peut-être, justement, trop bien rodé pour la France.

    Né le 29 janvier 1933 à Paris, Sacha Alexandre Distel est le fils de Leonid Distel, un ingénieur chimiste russe émigré, et d’une pianiste, ancienne lauréate du Conservatoire. C’est grâce à sa mère et, surtout, son oncle maternel, que Sacha découvre le monde du spectacle : le frère de Madame Distel n’est autre que Ray Ventura, dont la troupe des Collégiens a fait la gloire du music-hall français. Ray Ventura a pour son neveu une affection toute paternelle et l’emmène dès qu’il peut au spectacle. Petit, Sacha Distel hante les coulisses des salles de spectacle et assiste avec délectation aux répétitions des Collégiens. La Seconde Guerre Mondiale donne un coup d’arrêt brutal à cette enfance de groupie musical : Ray Ventura, qui est juif, se réfugie en Amérique du Sud tandis que sa sœur, mère de Sacha, est arrêtée en 1942 par les Allemands. Durant deux ans, Sacha Distel est séparé de sa mère, qu’il retrouve heureusement à la Libération. Après 1945, la France connaît un intense renouveau musical, swing et jazz tenant le haut du pavé. Sacha profite à plein de ce printemps jazzy ; il donne par ailleurs désormais un coup de main à son oncle, qui lui confie une tâche bien précise : aller réveiller l’un de ses musiciens, régulièrement assommé par ses nuits de fêtard, et le conduire au studio où l’orchestre de Ventura tourne un film. Durant un mois, le lycéen va réveiller un certain Henri Salvador, qui habite dans la même rue que lui, et l’accompagne au studio sur le siège arrière de sa motocyclette. Intrigué par la guitare d'Henri Salvador, Sacha Distel lui demande de lui apprendre des accords. Conquis, l’adolescent continue de pratiquer la musique, en s’orientant plus particulièrement vers le jazz, après la révélation, en 1948, du premier concert de Dizzy Gillespie à Paris ; la mode jazzy bat son plein dans le Paris de l’après-guerre et Sacha Distel, jouant dans un orchestre de son lycée, devient rapidement un guitariste de jazz accompli. En 1951, il est sacré meilleur guitariste amateur. Il joue ensuite dans l’orchestre d’Hubert Damisch, s’orientant vers une carrière de professionnel. En 1952, Ray Ventura l’aide à décrocher un stage dans l’édition musicale à New York, ce qui lui permet entre autres de fréquenter les clubs de jazz de la Grosse Pomme, ainsi que de rencontrer des vedettes du jazz comme Stan Getz et Jimmy Raney, qui lui prodiguent des encouragements. Le jeune homme découvre également le répertoire des chanteurs de charme américains, comme Frank Sinatra, Nat King Cole et Tony Bennett : déjà musicien de grand talent, il se met à rêver en outre d’un destin de chanteur.
    Revenu à Paris, Sacha Distel mène une double carrière d’éditeur musical (chez DMF, où il édite notamment Georges Brassens) et de guitariste de jazz, enchaînant les bœufs dans les clubs parisiens. Sacha Distel se produit également comme accompagnateur de Juliette Gréco. Il multiplie les concerts avec les musiciens américains de passage, pour qui il est désormais un confrère reconnu. Au milieu des années 1950, Sacha Distel est devenu incontournable dans le milieu jazz français : il enregistre avec Lionel Hampton l’album French New Sound et participe au disque Afternoon in Paris de John Lewis et son Modern Jazz Quartet. Il participe au quintette Bobby Jaspar All Stars, qui devient le principal orchestre de jazz de Paris et passe à l’Olympia. Sa carrière brièvement interrompue par un séjour sous les drapeaux, Sacha Distel se produit à l’international, dans des clubs en Allemagne ou aux Etats-Unis. En 1956, il se voit décerner par les lecteurs du magazine Jazz Hot le titre de meilleur guitariste de jazz français, titre qu’il conserve sept ans de suite. À la fin de la décennie, il connaît une liaison avec Brigitte Bardot, ce qui lui vaut l’attention des gazettes de stars et un important surcroît de notoriété.
    Mais Sacha Distel souhaite passer à la vitesse supérieure, le jazz ne nourrissant pas toujours son homme. Il a découvert d’autres milieux sociaux et artistiques de celui des clubs de Saint-Germain-des-Prés. Toujours fan de Frank Sinatra et se souvenant du conseil de Louis Armstrong qui estimait que pour réussir dans le jazz, il fallait chanter, Sacha Distel voudrait passer à la chanson afin de se consacrer à plein temps à sa carrière musicale. Courant 1957, il enregistre un premier 45-tours « Tout bas (Speak Low) », suivi de l'album Sacha Distel Chante, qui ne remportent pas de succès. C’est en décembre 1958 que le déclic se produit : devant donner à Alger un concert avec son orchestre, Sacha Distel décide de boucher un trou dans le spectacle en interprétant une chanson, lointainement inspirée d’un titre de Nancy Holloway. C’est le triomphe du titre « Scoubidou (Pommes et poires) », aux forts accents jazzy, qui permet au public français de découvrir la chaude voix d’or de Sacha Distel, chanteur de charme non dépourvu d’humour. Le texte, qui raconte avec ironie l’histoire d’un garçon plaqué sans ménagement par une chipie, aurait été inspiré à Distel par sa rupture avec Brigitte Bardot. Le succès de la chanson, notamment auprès des jeunes, est tel qu’il donne son nom au fameux objet en plastique tressé fabriqué par les écoliers. Consécration internationale, le « French Frank Sinatra » est l’invité de l’émission de télévision présentée par Ed Sullivan aux Etats-Unis. Désormais lancé comme chanteur, Sacha Distel enchaîne les disques, donnant dans la variété grand public et remportant de beaux succès commerciaux, comme « Oh ! quelle nuit » (1959) et « Mon Beau Chapeau » (1960). Séduisant et cinégénique, le crooner devient au début des années 1960 animateur de télévision, prenant les rênes de l’émission Guitares et copains, qui devient rapidement Sacha Show, produite par Maritie et Gilbert Carpentier et conçue comme une émission « à l’américaine », avec sketches et chansons. Parmi les participants réguliers à l’émission, on peut noter Jean-Pierre Cassel, Jean Yanne, Francis Blanche et Pétula Clark. Le show compte de nombreux duos inédits, écrits pour la plupart par Serge Gainsbourg. Chanteur vedette, Sacha Distel prend l’allure d’un Monsieur Loyal du show-biz, parrain et découvreur de talents (il fait notamment débuter Mireille Mathieu en 1965). En 1964, il enregistre « La belle vie », qui devient l’un de ses principaux standards et est bientôt repris en anglais (sous le titre « The Good Life ») par Tony Bennett et, bonheur suprême, Frank Sinatra en personne. La mode yé-yé passée, Sacha Distel s’oriente de plus en plus vers un registre de crooner, mêlant le « rutilant » à l’anglo-saxonne à l’héritage d’artistes français comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Il n’en oublie pas pour autant ses racines musicales et fait, dès que possible, travailler en studio ses copains jazzmen, dont certains sont restés assez nécessiteux. Ayant profité des leçons de Ray Ventura et Paul Misraki, il s’affirme également comme un auteur-compositeur de talent, écrivant à l’occasion la musique de quelques films. Presque incontournable dans le paysage audiovisuel français, Sacha Distel se livre à quelques prestations assez succulentes, comme un ineffable trio avec Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot, sur l’air de « La bise aux hippies », lors du show du Réveillon 1967.
    Au tournant des années 1970, un nouvel horizon s’ouvre pour Sacha Distel : une chanson en anglais, « Raindrops Keep Fallin’ On My Head » (existant en version française, sous le titre « Toute la pluie tombe sur moi ») est numéro un des ventes de disques en Grande-Bretagne pour l’année 1971. « Sacha Sunny Voice », comme le surnomment les Anglais, passe en vedette dans des salles comme le London Palladium et chante devant la Reine Elizabeth II. Son anglais parfait lui permet d’animer des émissions de télévision en Angleterre. Dans le même temps, sa carrière en France bat quelque peu de l’aile : l’arrêt en 1972 de l’émission Sacha Show lui fait perdre beaucoup de sa visibilité médiatique et son style de chanteur de charme excessivement lisse et rutilant a moins la faveur du public hexagonal. S’il signe encore des succès au hit-parade français Accroche un ruban » ou « Le Soleil de ma vie », adaptation de Stevie Wonder chantée en duo avec Brigitte Bardot en 1973), les années 1970 de Sacha Distel sont en grande partie anglo-saxonnes : outre la Grande-Bretagne, le « French Lover » se produit également aux Etats-Unis. En 1983, Sacha Distel se rappelle au bon souvenir des Français avec l’album My Guitar And All That Jazz, où il rend notamment hommage à Django Reinhardt. Toujours séduisant à cinquante ans passés, Sacha Distel est également redécouvert par la télévision française, ce qui lui vaut d’animer l’émission La Belle Vie. Mais son come-back français est assombri par une pénible histoire : le 28 avril 1985, au retour du plateau de l’émission de télévision Champs-Elysées, sa voiture subit un grave accident. Si Sacha Distel s’en sort avec plus de peur que de mal, sa passagère, l’actrice Chantal Nobel, vedette du feuilleton à succès Châteauvallon, est très grièvement blessée et demeurera handicapée à vie. Des rumeurs graveleuses circulent assez rapidement sur les circonstances de l’accident ; le chanteur n’a de toute manière pas le beau rôle, se voyant accusé au minimum d’être un conducteur très imprudent. Il sera finalement condamné à une peine de prison avec sursis pour blessures involontaires.
    Sa carrière à nouveau ralentie par cet épisode dramatique, Sacha Distel revient en 1991 avec un album-anthologie de chansons d’amour, Dédicaces. Si sa santé commence à lui causer des soucis (il doit être traité pour un cancer de la peau) le chanteur se montre très actif, et réalise un vieux rêve en formant un orchestre en hommage à celui de Ray Ventura. « Sacha Distel et ses Collégiens » enregistrent les plus grands succès des collégiens d’antan - lesdits « Collégiens » étant des amis du chanteur, tels que Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Sim, Michel Fugain, Henri Salvador ou Jean-Pierre Cassel. Ne tournant pas le dos aux scènes anglo-saxonnes, il remporte un triomphe à Londres en 2001, en interprétant le rôle principal masculin de la comédie musicale Chicago. En 2003, Sacha Distel revient à nouveau, avec un double album, En Vers et Contre Vous (partie française) et But Beautiful (partie anglaise) : le premier CD est composé de reprises de grands standards du music-hall américain (dont un duo avec Liza Minnelli, « All The Way ») et le second est constitué de nouvelles chansons, qui lui valent la même année le Prix compositeur-interprète décerné par la SACEM. Ce sera le dernier sursaut de Sacha Distel : moins d’un an plus tard, le 22 juillet 2004, il meurt à l’âge de 71 ans dans les environs de Saint-Tropez. Trois mois plus tôt, il était remonté sur scène une dernière fois, pour un bœuf avec le jazzman manouche Bireli Lagrène. Les médias s’étendent alors sur la carrière paradoxale d’un jazzman très pointu et passionné, devenu ensuite crooner kitsch : sans doute était-ce là faire peu de cas de la richesse d’une carrière couvrant plusieurs décennies. Sacha Distel a vendu plus de dix millions de disques, collectionné les disques d’or, et conservé tout au long de sa carrière un sourire impeccablement professionnel : on pourra émettre tous les jugements sur ses changements de répertoire, mais pas lui nier d’avoir su garder la classe des grands du swing.

     


    ______________________________________Corval & N. Malliarakis


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  • Reportage de Jean-Claude Berthon pour France Disques:

     

     

    UN SPECTACLE TRES MOYEN

     

    "Concentration Rock" tint l'affiche durant trois jours à l'Olympia la semaine dernière. Et l'on en attendait beaucoup mieux que cela. Le plus applaudi de tout le spectacle fut sans doute Milou Duchamp, c'est dire la qualité des " vrais autres groupes de rock n'roll ".

         En première partie, Johnny Taylor, habillé d'un costume rouge, interprète un "Jezbel" très convaincant, tandis que son groupe The Strangers jouait "Telstar" en instrumental. Arielle et Billy Bridge étaient égaux à eux-mêmes. Tony Milton fut en quelque sorte une révélation, mais seulement de nom, car de voix, il rappelle trop Ray Charles. Néanmoins, il possède de très belles chansons et un très bon jeu de scène.Quant à Danny Boy, il a dû retirer "J'entends siffler le train" de son tour de chant, le public du samedi soir l'ayant sifflé tout au long de son interprétation qui est d'ailleurs très valable.

         Deuxième partie, José Salcy accrocha son public avec "Je suis né pour pleurer". Gillian Hills, elle, n'a toujours pas changé les chansons de son répertoire et n'a guère fait de progrès si ce n'est la présence en scène. Pour Les Chats Sauvages et leur nouveau chanteur Mike Shannon, il vaut mieux être indulgent cette fois-ci et attendre leur prochain passage dans un autre music-hall parisien. Mike a semblé avoir certaines qualités vocales, mais elles furent gâchées par son inexpérience de la scène.

         Ce sont Les Champions qui passaient, en instrumental, en intermède de chaque numéro, qui sortaient leur épingle du jeu finalement. Ils ont travaillé très dur et mérite une bonne critique :

    Les Champions vous êtes les plus fort en France !


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  • Reportage Jean-Claude Berthon pour Disco-Revue:



    JOHNNY HALLYDAY A FAIT TRIOMPHER SA JEUNESSE DEVANT LE "TOUT-PARIS"

     


    " Je cherche une fille, oh, oh, oh; je cherche une fille, yé, yé "...

         On était anxieux. Cette première chanson interprétée par Johnny ne fut accueillie que par des applaudissements superficiels. Convient-il de préciser que ce soir-là, 70% au moins de l'audience avait une moyenne d'âge située entre 30 et 35 ans, et que ce fut le premier choc. Ce contact direct fit chuchoter : " regardez cette façon de se trémousser, quelle allure ! ".

         Puis Johnny s'adressa au public pour lui dire combien sa joie était grande de pouvoir interprêter un rock'n'roll composé de toutes pièces par son meilleur ami, Charles Aznavour.

         Le coup de " baguette magique " était donné. On prêtait une attention prononcée aux paroles, au rythme. On acceptait l'expérience. On applaudissait sans réserve.

         Maintenant que le public était confiant, il fallait jouer serré. Johnny sorti sa meilleure carte. " Avec une poignée de terre ". On  n'avait pas lésiné sur l'éclairage, les choeurs et accompagnements qui permirent à Johnny de donner le second choc définitif.

         La salle fut frappée au coeur, d'un coup mortel. La voix du chanteur changea soudain. L'instant devint pathétique ! Il modelait en nuances vocales la création du premier homme (thème de la chanson). Madame sécha une larme qu'elle n'avait même pas sentie glisser sur son maquillage tant ce jeune ressentait ce qu'il était en train d'interpréter. Elle était absorbée, oubliait son âge et semblait " vivre ".

         On avait compris. Ce jeune de 18 ans est plus qu'un talent. C'est une personnalité, présente et réelle. Rock'n'roll et twist succédèrent et la surprise fut générale quand, étant sur le point de chanter sa dernière chanson, Johnny dit : " Et maintenant, je vais vous interpréter quelque chose de plus doux, de romantique...". On était tellement subjugué que l'on protesta.

         " Tutti frutti " fut la réponse Hallyday. Réponse qui se solda par une autre réponse de la part du public dont 80% frappait en rythme dans les mains, tapait du pied et criait, tout comme pour s'extérioriser et retrouver une jeunesse perdue.

         L'autre grosse surprise de la soirée fut réservée au service d'ordre qui n'eut à intervenir qu'une fois : durant " Tutti frutti ", deux hommes placés au beau milieu de la salle, et dont l'âge était d'environ trente ans, s'étaient levés pour manifester leur joie débordante.

         En conclusion, nous dirons que le spectacle est d'une qualité rarement atteinte dans le music-hall. Au cours de la première partie, nous avons remarqué spécialement "LES GHESSI" acrobates, GILLIAN HILLS qui interpréta avec beaucoup de rythme "Allons dans le bois", puis avec beaucoup de malice " Zou bisou bisou ". Enfin, "LES BRUTOS".


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  • Reportage de Valérie pour Disco-Revue:

     


    10.000 fans dans une salle gigantesque " The Wembley Empire Pool ". Le plus grand spectacle de l'année. Les plus grandes vedettes du disque anglais 1961.

    Ce rendez-vous colossal fut organisé par la revue hebdomadaire du disque anglaise "The new musical express".

    Plutôt que de vous décrire tout le spectacle, nous vous présentons les seuls chanteurs que vous pouvez être appelés à connaître en indiquant quelques détails biographiques et les titres des chansons qu'ils interprétèrent ce jour-là.

    Parmi les autres vedettes qui figuraient également : John Leyton, The Allisons, The John Barry Seven, The Temperance Seven, The Brook Brothers, Billy Fury, Bob Miller and his Millermen et Bob Wallis Jazzmen.

     

    EDEN KANE

    Né à Delhi le 29 mars 1942, il fit ses débuts cette année même à la T.V. anglaise. Son disque " Well I ask you " monta numéro 1 dans les bourses spécialisées. Son nouveau titre " I get lost " semble suivre le même chemin.

    CLIFF RICHARD et THE SHADOWS

    Inutile de vous les présenter. The Shadows jouèrent seuls " Apache ", " The frightened city " et " FBI ", puis accompagnèrent Cliff dans " Living doll ", " What'd I say ", " A girl like you ".

    JESS CONRAD

    La personnalité la plus marquante de l'année. Né à Londres le 24 février 1940, il vendait des fleurs sur les trottoirs de Marble Arch à Londres, il y a deux ans. Il interpréta entre autre " Mystery girl " et " Cherry pie ".

     ADAM FAITH

    Voilà maintenant deux ans que Adam Faith fait des best-sellers en Angleterre. Il est né à Acton (Londres) le 23 juin 1940. Accompagné par la formation de John Barry Seven, il interpréta " Easy going me ", " I could write a book ", " Johnny comes marching home " et " Big time ".


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