• I / J / K

    Il n'y a pas d'amour heureux (1968)

    Michèle Arnaud

    Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force
    Ni sa faiblesse ni son cœur. Et quand il croit
    Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
    Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
    Sa vie est un étrange et douloureux divorce

    Il n'y a pas d'amour heureux

    Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes
    Qu'on avait habillés pour un autre destin
    A quoi peut leur servir de ce lever matin
    Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains
    Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes

    Il n'y a pas d'amour heureux

    Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
    Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
    Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
    Répétant après moi les mots que j'ai tressés
    Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

    Il n'y a pas d'amour heureux

    Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
    Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson
    Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
    Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
    Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

    Il n'y a pas d'amour heureux

    Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
    Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
    Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
    Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
    Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs

    Il n'y a pas d'amour heureux
    Mais c'est notre amour à tous deux

    Il y avait toi (1963)

    Frank Alamo

    Il y avait toi, il y avait moi
    Main dans la main
    Allongés sur la plage
    Oui, je me souviens
    Nous étions heureux
    Tous les deux

    Rappelle-toi, nous venions-là
    Jour après jour
    Nous coucher sur la plage
    Et les mots d'amour
    Allaient de ton cœur
    A mon cœur

    Là près de la mer
    A cet endroit désert
    L'amour nous prenait
    Dans sa ronde
    C'était au bout du monde
    Souviens-toi...

    Tu étais là
    Tout contre moi
    Avec l'été qui brillait
    sur la plage
    Il venait bercer,
    Avec les beaux jours
    Notre amour.

    Mais à mon réveil
    Voilà qu'en plein soleil
    L'amour m'entraîne
    Dans sa ronde
    Je suis au bout du monde
    Avec toi

    Tu étais là
    Tout contre moi
    Il fait si bon
    A rêver sur la plage
    Nous y resterons
    Peut-être toujours
    Mon amour, mon amour...

    Inch'Allah (1967)

    Salvatore Adamo

    J'ai vu l'orient dans son écrin
    Avec la lune pour bannière
    Et je comptais en un quatrain
    Chanter au monde sa lumière

    Mais quand j'ai vu Jérusalem
    Coquelicot sur un rocher
    J'ai entendu un requiem
    Quand sur lui je me suis penché

    Ne vois-tu pas humble chapelle
    Toi qui murmures : "Paix sur la terre"
    Que les oiseaux cachent de leurs ailes
    Ces lettres de feu : "Danger frontière" ?

    Le chemin mène à la fontaine
    Tu voudrais bien remplir ton seau
    Arrête-toi Marie-Madeleine
    Pour eux ton corps ne vaut pas l'eau

    Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah

    Et l'olivier pleure son ombre
    Sa tendre épouse son amie
    Qui repose sur les décombres
    Prisonnière en terre ennemie

    Sur une épine de barbelés
    Le papillon guette la rose
    Les gens sont si écervelés
    Qu'ils me répudieront si j'ose

    Dieu de l'enfer ou Dieu du ciel
    Toi qui te trouves où bon te semble
    Sur cette terre d'Israël
    Il y a des enfants qui tremblent

    Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah

    Les femmes tombent sous l'orage
    Demain le sang sera lavé
    La route est faite de courage
    Une femme pour un pavé

    Mais oui j'ai vu Jérusalem
    Coquelicot sur un rocher
    J'entends toujours ce requiem
    Lorsque sur lui je suis penché

    Requiem pour six millions d'âmes
    Qui n'ont pas leur mausolée de marbre
    Et qui malgré le sable infâme
    On fait pousser six millions d'arbres

    Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah

    Itsi bitsi petit bikini (1960)

    Richard Anthony, Johnny Hallyday, Dalida...

    Sur une plage il y avait une belle fille
    Qui avait peur d'aller prendre son bain
    Elle craignait de quitter sa cabine
    Elle tremblait de montrer au voisin
    Un deux trois elle tremblait de montrer quoi ?

    Son petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, bikini
    Qu'elle mettait pour la première fois
    Un itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, bikini
    Un bikini rouge et jaune à p'tits pois
    Un deux trois voilà ce qu'il arriva

    Elle ne songeait qu'à quitter sa cabine
    Elle s'enroula dans son peignoir de bain
    Car elle craignait de choquer ses voisines
    Et même aussi de gêner ses voisins
    Un deux trois elle craignait de montrer quoi ?

    Son petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, bikini
    Qu'elle mettait pour la première fois
    Un itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, bikini
    Un bikini rouge et jaune à p'tits pois
    Un deux trois voilà ce qui arriva

    Elle doit maintenant s'élancer hors de l'ombre
    Elle craint toujours les regards indiscrets
    C'est le moment de faire voir à tout le monde
    Ce qu'il la trouble et qui la fait trembler
    Un deux trois elle a peur de montrer quoi ?

    Son petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, bikini
    Qu'elle mettait pour la première fois
    Un itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, bikini
    Un bikini rouge et jaune à p'tits pois

    Si cette histoire vous amuse
    On peut la recommencer
    Si c'est pas drôle on s'excuse
    En tout cas c'est terminé

    J'ai compris combien je t'aime (1964)

    Bob Asklöf

    J'ai compris combien je t'aime
    Maintenant que je te cherche loin de moi
    Maintenant que nos vies ne sont plus les mêmes
    Je voudrais pouvoir, rien qu'une fois,
    Te murmurer que je t'aime
    Et te dire ce que je ne dirai pas

    Moi qui trop souvent ai fait briller tes larmes
    Je voudrais que ma tendresse te désarme
    Donne-moi une nouvelle chance
    Pour briser le silence de tous mes jours blessés
    N'oublie pas que si tout recommence
    Rien n'est perdu d'avance
    On a vu tant d'automnes s'ensoleiller

    J'ai compris combien je t'aime
    Et demain, si tu le veux
    Moi, je saurai te donner
    Sans ne plus penser qu'à moi-même
    Cet amour dont si longtemps tu as rêvé

    J'ai compris combien je t'aime
    Et s'il est trop tard, alors, tant pis pour moi
    A ton tour, peut-être n'es-tu plus la même ?
    Et comprendras-tu que je n'aimais que toi ?

    J'ai pas d'mandé la vie (1964)

    Salvatore Adamo

    J'ai pas d'mandé la vie
    On me l'a collée sur le dos
    Maintenant que c'est fait, tant pis,
    Je traîne mon fardeau

    On dit je suis bon à rien
    Mais moi, j'y suis pour rien
    Chacun fait ce qu'il peut
    Et moi je fais de mon mieux

    {Refrain:}
    C'est pas bien difficile pourtant
    De se libérer de la vie
    Suffit de couper un fil
    On se fait l'euthanasie
    Mais oui, mais oui, mais oui

    J'ai pas d'mandé la vie
    Elle n'est que l'héritage
    Du grand coup de folie
    De mes parents peu sages

    Et pour passer mon temps
    Je pense à la belle vie
    À la belle vie d'antan
    Où y avait pas la vie

    {au Refrain}

    Mais cette chienne de vie
    On préfère la garder
    Par esprit de famille
    Pour la postérité

    J'ai pleuré pour toi (1967)

    Frank Alamo

    Tu es partie loin de moi
    My baby
    Depuis, je ne suis plus le même
    Je vois passer les heures
    Oh ! My baby
    Mais quand vient la nuit
    Comment trouver l'oubli ?

    Le jour de ton départ
    My baby
    J'étais si triste
    J'ai pleuré, my baby, oh yeah
    La nuit est venue vers moi
    J'avais tant de peine
    J'ai pleuré pour toi

    (La vie n'est jamais
    Exactement comme on l'a rêvée)
    Et comment deviner
    Qu'on allait se quitter ?
    (Oui c'est vrai
    Il n'a qu'un désir
    C'est la voir revenir)
    Aussi belle qu'au moment de partir

    Tu es partie loin de moi
    My baby
    Je suis si triste,
    J'ai pleuré, my baby, oh yeah
    Je vois passer les heures
    Oh ! My baby,
    Mais quand vient la nuit
    Comment trouver l'oubli ?

    Oui c'est vrai, je n'ai qu'un désir
    C'est te voir revenir
    Aussi belle qu'au moment de partir

    Depuis ce jour, j'ai du chagrin
    My baby
    Je suis si triste
    J'ai pleuré, my baby, oh yeah
    La nuit est venue vers moi
    J'avais tant de peine
    J'ai pleuré pour toi

    (J'avais tant de peine)

    J'avais tant de peine, j'ai pleuré pour toi
    J'avais tant de peine
    J'avais tant de peine

    J'ai raté le coche (1964)

    Salvatore Adamo

    Quand mourut mon oncle Léon
    J'héritais d'son accordéon
    J'y ai mis toute mon ardeur
    Hélas j'étais plus au goût de l'heure

    J'ai raté le coche
    C'est ça qu'est moche

    Ma fiancée était jolie
    Elle me dit onze heures à la mairie
    Quand j'arrivai au train de midi
    Elle me présenta son mari

    J'ai raté le coche encore une fois
    J'ai raté le coche touchons du bois

    J'ai trouvé un gros portefeuille
    Au Grand Hôtel Dieu quel accueil !
    Quand je m'présentais pour payer
    Les billets étaient périmés

    J'ai raté le coche
    C'est ça qu'est moche

    Comme un voleur je fus jugé
    Au fond je n'me plaignais de rien
    Un prisonnier ça mange bien
    C'était complet j'fus acquitté

    On m'attribue quelques talents
    Je suis allé trouver Paris
    Pour lui communiquer mes prix
    Hélas Paris était absent

    J'ai raté le coche
    C'est ça qu'est moche

    J'avais les poches pleines d'espoir
    Maintenant c'est moche je vois tout noir
    Laisse à Gavroche toute sa gloire
    T'es qu'un fantoche, t'es qu'une bonne poire

    Comme j'me connais je pense bien
    Qu'ça va durer toute ma vie
    C'est ma nature je n'y puis rien
    Je rate le coche ça vient de famille

    Je rate le coche c'est ça qu'est moche
    Je rate le coche c'est ça qu'est moche

    J'ai tant de rêves dans mes bagages (1967)

    Salvatore Adamo

    Si le vent qui m'entraîne me mène vers toi
    Toi l'amour dont les chaînes ont été ma loi
    Je saurai me détourner de toi
    Et tu ne pourras rien, mon cœur sera de bois

    J'ai tant de rêves dans mes bagages
    Qui s'effilochent au fil des jours
    Mes jours qui sombrent au fond des mirages
    J'ai peur de mon prochain amour

    Si, au bout de ma route, tu me tends les bras
    Ombre que je redoute et qui guette mon pas

    Non, la vie ne m'aime pas
    A moins que tu ne sois celle qui n'existe pas
    Ou seulement au bout des mirages
    Qui font ma vie de jour en jour
    J'ai tant de rêves dans mes bagages
    Mon fardeau est déjà trop lourd

    J'ai tant de rêves dans mes bagages
    Qui s'effilochent au fil des jours
    Mais j'en garde un qui sera ton gage
    Pour que tu sois mon dernier amour

    J'aime (1965)

    Salvatore Adamo

    J'aime quand le vent nous taquine
    Quand il joue dans tes cheveux
    Quand tu te fais ballerine
    Pour le suivre à pas gracieux
    J'aime quand tu reviens ravie
    Pour te jeter à mon cou
    Quand tu te fais petite fille
    Pour t'asseoir sur mes genoux
    J'aime le calme crépuscule
    Quand il s'installe à pas de loup
    Mais j'aime à espérer crédule
    Qu'il s'embraserait pour nous
    J'aime ta main qui me rassure
    Quand je me perds dans le noir
    Et ta voix est le murmure
    De la source de l'espoir
    J'aime quand tes yeux couleur de brume
    Me font un manteau de douceur
    Et comme sur un coussin de plumes
    Mon front se pose sur ton cœur

    J'aime un petit animal (1967)

    Frank Alamo

    {Refrain:}
    J'aime un petit animal
    Qui n'est pas sentimental
    Et qui se donne toujours
    Sans jamais parler d'amour

    Avec un joli petit cri de chat
    Elle s'étire et s'allonge au soleil
    Elle boit une ou deux gorgées de soda
    Et puis elle reprend son sommeil

    {au Refrain}

    Elle se maquille et puis se parfume
    Et je la respire comme une fleur
    Et quand elle se couche dans son lit de plumes
    J'ai des petites fourmis dans le cœur

    {au Refrain}

    C'est peut-être là sa façon d'aimer
    Patte d'amour et peau de velours
    Ouf ! Car je n'ai pas à le regretter
    Avec elle, je n'm'ennuie pas un seul jour

    {au Refrain}

    J'aime une fleur (1963)

    Salvatore Adamo

    Voyez-vous, moi, j'aime une fleur
    Une fleur au parfum subtil
    Cette fleur a conquis mon cœur
    Mon cœur qui ne tient qu'à un fil
    Elle a l'éclat de la rose
    La fraîcheur du muguet de mai
    Et depuis qu'elle est éclose
    Tout mon être en est embaumé

    Ah, mais quelle fleur !
    Elle me tient par le cœur
    Elle est tout mon bonheur {x2}

    {Refrain:}
    J'aime une fleur
    Sans être botaniste
    L'époux de telle fleur, ah, oui !
    En serait bien fleuriste
    J'aime une fleur
    Je subis ses caprices
    J' lui consacre des heures
    Mais c'est un vrai délice

    Y a des fleurs qu'il n' faut pas toucher
    Car elles vous mordront les doigts
    D'autres pas les respirer
    Leur parfum vous étouffera
    Mais la fleur dont je suis cinglé
    Me vient tout droit du paradis
    Quel plaisir de s'en occuper
    Elle me fait aimer la vie

    Ah, mais quelle fleur !
    Elle me tient par le cœur
    Elle est tout mon bonheur {x2}

    {au Refrain}

    J'aime une fleur {ad lib}

    J'aurais voulu  danser (1965)

    Mathé Altéry, Georges Guétary...

    J'aurais voulu danser
    J'aurais voulu tourner
    Jusqu'à la fin des jours
    Toute étourdie de joie
    Toute imprégnée de toi
    Au rythme de l'amour
    Toute la nuit, toute la vie peut-être
    Juste le temps de se connaître

    Si j'avais su
    J'aurais compris comme un aveu
    Tout ce que me disaient
    Tes yeux
    J'aurais voulu, oui mais
    Je n’ai rien dit, rien fait
    Rien fait pour te garder
    Dans le petit matin
    Sous les plafonds éteints
    Nos mains se sont quittées

    Mais depuis lors
    Je danse encore en rêve
    Avec ton nom au bord des lèvres
    J'ai le regret de toi
    Ton souvenir m'entoure
    Car c'était toi, oui, toi
    L'amour.

    J'entends siffler le train (1962)

    Richard Anthony, Hugues Aufray...

    J'ai pensé qu'il valait mieux
    Nous quitter sans un adieu.
    Je n'aurais pas eu le cœur de te revoir...
    Mais j'entends siffler le train, {2x}
    Que c'est triste un train qui siffle dans le soir...

    Je pouvais t'imaginer, toute seule, abandonnée
    Sur le quai, dans la cohue des "au revoir".
    Et j'entends siffler le train, {2x}
    Que c'est triste un train qui siffle dans le soir...

    J'ai failli courir vers toi, j'ai failli crier vers toi.
    C'est à peine si j'ai pu me retenir !
    Que c'est loin où tu t'en vas, {2x}
    Auras-tu jamais le temps de revenir ?

    J'ai pensé qu'il valait mieux
    Nous quitter sans un adieu,
    Mais je sens que maintenant tout est fini !
    Et j'entends siffler ce train, {2x}
    J'entendrai siffler ce train toute ma vie... {2x}

    J'étais tout autre (1964)

    Salvatore Adamo

    Vraiment j'étais tout autre
    Avant de te connaître.
    Ah! Les filles, je les aimais comme mon prochain.
    Vraiment j'étais tout autre
    Lorsque, pour raison d'être,
    J'avais mon vieux phono et mes bouquins.
    Vraiment j'étais tout autre,
    Moi, futur géomètre,
    Je cherchais l'inconnu soir et matin.

    Mais depuis ce jour de printemps
    Où tu m'as souri tendrement,
    Tu m'as changé,
    Vraiment changé.

    Vraiment j'étais tout autre,
    Le dimanche, à bicyclette,
    J'allais au patro, ça faisait bien.
    Vraiment j'étais tout autre,
    Je n'avais dans la tête
    Que les champions du vélo et puis plus rien.
    Vraiment j'étais tout autre,
    Non pas que je regrette.
    De toi, je suis dingo, ça me plaît bien.

    Béni soit ce jour de printemps
    Où tu m'as souri tendrement
    {x3:}
    Pour me changer, vraiment changer.

    J'irai pleurer sous la pluie (1962)

    Richard Anthony

    Si je voulais pleurer
    Bien loin de tes yeux j'irai me cacher
    Car je suis fier et ne veux pas montrer
    Le chagrin de ma vie
    Et j'irai pleurer sous la pluie

    Pour laisser mes larmes couler
    J'attendrai l'orage et la pluie pour pleurer
    Je t'aime encore et tu dois ignorer
    Le chagrin de ma vie
    Et j'irai pleurer sous la pluie

    La pluie sur mon visage
    N'effacera jamais ton souvenir
    Et tu ne sauras jamais
    Pourtant combien je t'aimais
    Combien malgré toi tu me fais souffrir

    Mais un jour je partirai
    En souriant sous le soleil de mai
    Mais en attendant ce jour qui ne vient pas
    Je suis à ta merci
    Et j'irai pleurer sous la pluie
    Et j'irai pleurer sous la pluie
    Et j'irai pleurer sous la pluie

    J'irai twister le blues (1962)

    Richard Anthony

    Reviens-moi je t'en supplie
    Sans toi se brise ma vie
    Car si s'achève la romance
    Alors je n'aurai plus de chance
    Oui, mais si tu es lassée
    De cette amour fané reste où tu es !

    J'irai twister le blues
    Le blues et puis le blue
    En serrant dans mes bras
    Bien d'autres filles que toi
    Mais si tu penses à moi
    Si tu t'ennuies déjà
    Oh reviens moi

    Wo wo wo oh
    Ah ah ah ah
    Yé yé yé yé
    Wo wo wo oh
    Oui si tu penses a moi
    Si tu t'ennuies déjà
    Oh reviens moi
    Ah ah

    Pourquoi es-tu donc partie ?
    Avec mon meilleur ami
    Ainsi s'achève la romance
    Je n'ai vraiment pas eu de chance
    J'ai beau passer mes nuits
    Dans les boites de nuit, je m'ennuie

    J'ai beau twister le blues
    Le blues et puis le blue
    En serrant dans mes bras
    Bien d'autres filles que toi
    Oui, Mais si tu penses à moi
    Si tu t'ennuies déjà
    Oh reviens moi

    Wo wo wo oh
    Ah ah ah ah
    Yé yé yé yé
    Wo wo wo oh
    Oui si tu penses à moi
    Si tu t'ennuies déjà
    Oh reviens moi

    Wo wo wo oh
    Ah ah ah ah
    Yé yé yé yé
    Wo wo wo oh
    Oui Charlie Brown Charlie Brown
    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    Wo wo wo oh
    Ah ah ah ah
    Yé yé yé yé
    Wo wo wo oh

    Ja-da (1964)

    Hugues Aufray

    Hop ! Ho !
    Jada (Jada) jada (Jada) jada jada jin jin jin {x2}

    Je chantais cet air-là quand je t'ai rencontrée
    Et les jours suivants, c'est toi qui l'as fredonné
    Jada (Jada) jada (Jada) jada jada jin jin jin {x3}

    Cet air-là dans ma vie venait de tout changer
    Depuis je ne l'ai plus jamais oublié
    Jada (Jada) jada (Jada) jada jada jin jin jin
    Hop ! Ho, ho !

    Avec toi ma vie ne fait que commencer
    Je voudrais que cela puisse toujours durer
    Jada (Jada) jada (Jada) jada jada jin jin jin
    Hé !
    Jada (Jada) jada (Jada) jada jada jin jin jin
    (Jada jin jin jin)
    Jada (Jada) jada (Jada) jada jada jin jin jin
    (Jada jada)

    Tout ce que je t'ai promis s'est réalisé
    Dans mon cœur je t'entendrai toujours chanter
    Jada (Jada) jada (Jada) jada jada jin jin jin
    Hop !
    Jada (Jada) jada, oh jada !
    (Jada jada jin jin jin)
    Jin jin jin jin jin jin
    (Jada)
    JIn jin jin jin jin jin
    (Jada)
    Jin jin jin jin jin jin
    (Jada jada jin jin jin)
    Hey !

    Tout ce que je t'ai promis s'est réalisé
    Et dans mon cœur je t'entendrai toujours chanter
    Jada (Jada) jada, oh jada !
    (Jada jada jin jin jin)
    Encore une fois !
    (Jada jada jin jin jin)
    One more time !
    (Jada jada jin jin jin)
    Tous ensemble !
    (Jada jada jin jin jin)
    Ho, ho ! Ho, ho, ho !
    (Jada jada jin jin jin)
    Jin jin jin jin jin jin
    (Jada jada jin jin jin)
    Hé !
    (jada jada jin jin jin)
    Ha !

    Je croyais (1965)

    Michèle Arnaud (1966), Hugues Aufray (1965)

    Je croyais
    Qu'il ne pouvait plus rien m'arriver
    Mais soudain que s'est-il passé ?
    Autour de moi tout a changé

    Brusquement,
    Je ne suis plus l'homme que j'étais
    Et je ne sais plus où je vais
    Au fond de moi tout se défait.

    La nuit en venant m'a laissé désemparé
    En moi, je le sais, quelque chose s'est brisé

    Je croyais
    Que j'étais maître de mon destin
    Mais la vie m'échappe des mains
    Et je ne suis plus sûr de rien

    La nuit en venant m'a laissé désemparé
    En moi, je le sais, quelque chose s'est brisé

    Je croyais
    La vie un jeu facile à jouer
    Mais tout est à recommencer
    Autour de moi tout est changé

    Je fais semblant de t'oublier (1965)

    Akim

    C'est vrai
    On est fâché
    Et je voudrais que tu reviennes
    Mais toi
    Quand tu me vois
    Tu ne vois rien, rien de ma peine

    {Refrain:}
    Je fais semblant de t'oublier
    Je fais semblant de t'ignorer
    Pour le retour de notre amour
    Pour te revoir et te garder toujours
    Je fais semblant de t'oublier

    Je sais
    Que je devrais
    Te rencontrer et te parler
    Pourtant
    Je n'ose pas
    Et chaque fois que tu es là

    {au Refrain}

    Pour le retour de notre amour
    Pour te revoir et te garder toujours
    Je fais semblant de t'oublier {x4}

    Je l'appelle Canelle (1967)

    Antoine

    Je l'appelle Canelle
    Parc'que son corps est bronzé
    Je l'appelle Canelle
    Parc'que ses cheveux sont dorés
    Je l'appelle Canelle
    Parc'que sa peau est sucrée
    Si vous voulez savoir
    Comment je le sais
    C'est parc'que je l'ai goûtée

    J'ai un oiseau qui chante
    En frétillant des ailes
    J'ai un oiseau qui chante
    Rien que pour toi ma Canelle
    J'ai un oiseau qui chante
    Sans jamais se lasser
    Si tu veux entendre mon oiseau
    Viens chez moi au plus tôt

    Aller
    Pap pap pa la ta da
    Pap pap pa la la
    Pap pap pa la ta da...


    J'ai emmené Canelle
    Dans mon bel appartement
    J'ai installé Canelle
    Dans mon grand lit tout blanc
    J'ai installé Canelle
    Dans ma vie pour très longtemps
    Si je ne l'ai pas présentée à mes parents
    C'est parc'qu'elle n'a que quinze ans

    Je l'appelle Canelle
    Parc'que son corps est bronzé
    Je l'appelle Canelle
    Parc'que ses cheveux sont dorés
    Pa la ta pa di tou di da da
    Parc'que sa peau est sucrée
    Si vous voulez savoir
    Comment je le sais
    C'est parc'que je l'ai goûtée

    Je me bats pour gagner (1964)

    Frank Alamo

    Je me bats pour gagner
    La vie pour moi c'est de chanter
    Je me bats pour gagner
    Rien ne pourra m'en empêcher

    Mes parents n'ont pas compris
    Mais les copains m'ont suivi
    La chanson est toute ma vie
    J'ai tout laissé tomber
    Je vis ma vie comme il me plaît
    Je voulais leur prouver
    Que, malgré tout, j'y arriverais
    Je leur ai dit «A bientôt
    Je reprends tout à zéro
    Je me battrai puisqu'il le faut»

    «Dans la vie, tu ne feras jamais rien»
    Ils l'ont dit en pensant qu'c'est pour mon bien

    Je me bats pour gagner
    La vie pour moi c'est de chanter
    Je me bats pour gagner
    Les copains m'ont encouragé

    {x2:}
    Ils m'ont donné bien raison
    Puisque aujourd'hui la chanson
    C'est toute ma vie, dans le fond

    Ce chemin
    Qui m'a conduit jusqu'à vous
    Je sais bien
    Que je suis loin d'être au bout

    {au Refrain}

    Mes parents n'ont pas compris
    Mais les copains m'ont suivi
    La chanson, c'est toute ma vie
    La chanson, c'est toute ma vie
    Je me bats pour gagner

    Je partirai bientôt (1967)

    Antoine

    Puisque tu te promènes
    Avec tous tes Picasso
    Et puisque tu t'entraînes
    A la dictée et au judo
    Et puisque cinq fois par semaine
    Tu termines tes nuits au zoo
    Je te dirai que rien ne presse
    Mais que je partirai bientôt

    Puisque tu parles avec des roses
    Des langages anormaux
    Et puisque les peintres, quand tu poses,
    Te caressent de leur pinceau
    Puisque tes métamorphoses
    Me touchent bien moins que tes mots
    Je te dirai que rien ne presse
    Mais que je partirai bientôt

    Puisque tes amitiés funestes
    Ne sont que des coups d'épée dans l'eau
    Et que tu confonds tout le reste
    Avec des symphonies et des sanglots
    Et même avec tous tes orchestres
    Si tu remontes tes tréteaux
    Je te dirai que rien ne presse
    Mais que je partirai bientôt

    Puisque tu oublies que les routines
    Dont on t'afflige sans répit
    Ne sont que des manœuvres enfantines
    Dont tu t'es facilement sortie
    Et puisque tes frères misogynes
    T'accusent à raison de folie
    Je te dirai que rien ne presse
    Mais que je partirai bientôt

    Puisque avec tous tes locataires
    Tu incinères tes tableaux
    Et puisque tu vends sans manières
    Les diadèmes dont on t'a fait cadeau
    Enfin, puisque avec tes sorcières
    Tu me prédis les plus terribles maux
    Je te dirai que rien ne presse
    Mais que je partirai bientôt {x5}

    Je reprends la route demain (1966)

    Antoine

    Dans ma ville, il pleut tout le temps
    Et je m'engueule avec mes parents
    Mais je m'en fous, tout est bien
    Je reprends la route demain

    Mes amis n'y ont rien compris
    Et d'ailleurs, je n'ai pas d'amis
    Mais je m'en fous, tout est bien
    Je reprends la route demain

    Mon patron me fout à la porte
    Après tout, que le diable l'emporte
    Mais je m'en fous, tout est bien
    Je reprends la route demain

    Mon amour ne veut plus me voir
    D'ailleurs, elle m'a quitté ce soir
    Mais je m'en fous, tout est bien
    Je reprends la route demain

    Je Reviens (Les Portes De Saint-malo) (1963)

    Hugues Aufray

    1. J'ai couru à travers le monde
    De Shanghaï jusqu'à San Fernando
    Sous le vent et la tempête
    Pour toi j'ai mené mon bateau
    Je reviens le cœur en fête
    Jusqu'aux portes de Saint-Malo

    {Refrain:}
    Je reviens, je reviens, je reviens au pays
    Sous le vent et la tempête
    Pour toi j'ai mené mon bateau
    Je reviens le cœur en fête
    Jusqu'aux portes de Saint-Malo

    2. Droit devant, depuis vingt semaines
    D'Amsterdam à l'île de Bornéo
    J'ai souvent cru que l'orage
    Finirait par avoir ma peau
    Mais j'ai retrouvé courage
    Et le chemin de Saint-Malo
    {au Refrain}

    3. Sous les feux ou les vents de glace
    D'Istanbul jusqu'à Valparaiso
    J'ai fait le tour de la terre
    Voile au vent sur le Santiago
    Par les portes de l'enfer
    Qui conduisaient à Saint-Malo
    {au Refrain}

    4. Cheveux noirs ou bien cheveux d'ange
    De Lisbonne au port de San Diego
    Mes amours, mes demoiselles
    S'envolaient comme des oiseaux
    C'était toi vraiment la plus belle
    De New York à Saint-Malo
    {au Refrain}

    Je suis si heureux (1960)

    Marcel Amont & Colette Deréal

    {Lui:}
    Je suis si heureux
    {Elle:}
    Si heureux, si heureux
    {Lui:}
    Que je crois bien que je suis amoureux

    {Elle:}
    C'est un garçon si poli
    Et ses yeux sont si jolis
    Que je ne pense qu'à lui

    {Lui:}
    Je suis si heureux
    {Elle:}
    Si heureux, si heureux
    {Lui:}
    Depuis que j'ai embrassé ses cheveux

    {Elle:}
    Si vous saviez c'que ça fait
    C'que ça m'a fait comme effet
    J'en fus toute...décoiffée

    {Lui:}
    La voyant si candide
    J'disais «Soyez pas timide»
    {Elle:}
    Il était si timide
    J'entendais pas c'qu'il disait

    {Lui:}
    Je suis si heureux
    {Elle:}
    Si heureux, si heureux
    {Lui:}
    Elle m'a promis de venir sous peu

    {Elle:}
    Je ne sais pas si j'irai
    Car on peut s'déshonorer
    À tenir ce qu'on promet

    {Lui:}
    Maintenant, je l'attends
    {Elle:}
    Est-ce que j'irai ce soir ?
    {Lui:}
    Je l'attends en tremblant
    {Elle:}
    Est-ce que j'irai le voir ?

    {Lui:}
    Oh ! Je suis si heureux
    Si heureux, si heureux
    Que vous soyez venue, c'est merveilleux

    {Elle:}
    C'est un geste irréfléchi
    Mais je suis là en amie
    Tout ne vous est pas permis

    {Lui:}
    Je suis si heureux
    Si heureux, si heureux
    Que je veux me montrer respectueux

    {Elle:}
    Vous m'embrassez cependant
    Et il me semble vraiment
    Que le respect fout l'camp

    {Lui:}
    Bien sûr, je vous embrasse
    Que feriez-vous à ma place ?
    {Elle:}
    J'suis si bien à ma place
    Que je ne veux pas changer

    {Lui:}
    Je suis si heureux
    {Elle:}
    Si heureux, si heureux
    {Lui:}
    Que je ne trouve rien à dire de mieux

    {Ensemble:}
    Quand un bonheur éperdu
    Un soir vous tombe dessus
    Que peut-on dire de plus ?

    {Lui:}
    Je suis si heureux
    {Elle:}
    Je suis si heureuse
    {Ensemble:}
    On est si... contents ! Oooh ! Mmm !

    Je suis trop loin de toi (1963)

    Richard Anthony

    Je suis trop loin de toi
    Pour aimer le soleil
    Et tous mes jours deviennent gris sans toi
    Et mes nuits sont pareilles
    Je crie ton nom, seul comme un fou parfois
    Et j'en perds le sommeil

    Je suis trop loin de toi
    Et mon coeur n'entend plus
    Plus rien que le vent m'apportant ta voix
    Dans ce pays perdu
    Où tout ressemble à un décor sans joie
    Où tout m'est inconnu

    Le ciel m'avait donné
    Le plus beau des trésors
    Je n'ai rien su garder encore

    Je n'étais rien pour toi
    Que l'amour d'un été
    Tu n'as jamais su comprendre pourquoi
    Je n'osais te parler
    Tu n'as jamais su entendre une fois
    Combien mon coeur battait

    Je suis trop loin de toi
    Mais si tu le voulais
    Je volerais au moindre mot de toi
    Oh oui ! Je reviendrais
    Je suis si loin de toi !
    Je suis trop loin de toi !

    Je veux prendre ta main (1964)

    Frank Alamo

    A toi, je veux dire
    Ce que je voudrais tant
    De toi, je peux dire
    C'est vrai depuis longtemps
    Je veux prendre ta main
    Je veux prendre ta main.

    Alors laisse-moi
    Etre ce garçon-là
    Aussi réponds-moi
    Que veux-tu bien cela
    Me prendre enfin la main ?
    Je veux prendre ta main.

    De l'avoir un jour dans la mienne
    J'y pense
    Il faudra bien qu'elle me vienne
    Cette chance
    Cette chance
    Cette chance.

    Tu as quelque chose
    Et là tu me comprends
    Pour moi cette chose
    A fait que simplement
    Je veux prendre ta main
    Je veux prendre ta main.

    De l'avoir un jour dans la mienne
    J'y pense
    Il faudra bien qu'elle me vienne
    Cette chance
    Cette chance
    Cette chance.

    A toi, je veux dire
    Ce que je voudrais tant
    De toi, je peux dire
    C'est vrai depuis longtemps
    Je veux prendre ta main
    Je veux prendre ta main.

    Je vous offre (1967)

    Salvatore Adamo

    Parce que mon cœur lassé de tant d'ennuis
    Lassé de solitude, amoureux d'une fleur
    Implore dans sa nuit la douceur d'une sœur
    Aujourd'hui auprès de vous je viens jouer ma vie

    Je vous offre mon temps, mes chagrins, mes tristesses
    Je vous offre le gris des jours passés sans vous
    Je vous offrirais bien des bouquets de promesses
    Si je savais qu'un jour vous m'aviez pour époux

    Je vous offre ce qui m'est resté de jeunesse
    Ces colliers de "je t'aime" que pour moi vous tressiez
    Dans ces rêves lointains où vous m'apparaissiez
    Dans ces pays d'amour vous étiez princesse

    Je vous offre ces choses qui n'arrivent jamais
    Je vous offre un printemps au plein cœur de décembre
    Je vous offre un Noël au joli mois de mai
    Je vous offre le ciel que je vois de ma chambre

    Je ne veux rien de vous que votre main tremblante
    Pour la poser captive douce et frêle sur mon cou
    Je ne veux rien de vous que votre âme confiante
    Je ne veux rien de plus que m'offrir à genoux

    Johnny (1966)

    Graeme Allwright

    Tu es parti là-bas sans savoir pourquoi
    Je n'crois pas que tu cherchais la gloire
    Tu avais peut-être seulement du mal à jouer le jeu
    Dans ta petite ville sans histoire
    On t'a dit que là-bas la cause était juste
    Qu'il fallait vaincre à tout prix
    Puis c'est facile de laisser les autres penser pour soi
    Alors sans savoir pourquoi tu es parti

    Mais c'est bientôt fini Johnny
    Vois-tu encor le soleil ?
    C'est bientôt fini Johnny
    Sens-tu venir le sommeil ?

    Toi qui lisais les bandes dessinées
    Et te voyais en surhomme vainqueur
    Là-bas dans l'enfer des forêts vertes
    Tu as appris à connaître la peur
    Tu as appris à manier des armes nouvelles
    A brûler des femmes et des enfants
    Tu n'aimais pas ça, mais on n'a pas le choix
    Et la peur est un maître exigeant

    Mais c'est bientôt fini Johnny
    Vois-tu encor le soleil ?
    C'est bientôt fini Johnny
    Sens-tu venir le sommeil ?

    Les soirs de chaleur dans le quartier réservé
    Tu dégueulais toute ta bile
    Tu creusais le vide du désespoir
    Dans tes ébats virils
    Mais souvent tu pensais à une après-midi
    Où tu l'a vue dans un milk-bar
    C'était un peu pour elle que t'avais oublié la bande
    Et les cuites du samedi soir

    Mais c'est bientôt fini Johnny
    Vois-tu encor le soleil ?
    C'est bientôt fini Johnny
    Sens-tu venir le sommeil ?

    Entends-tu Johnny les avions s'en aller
    Ils retournent maintenant à leurs bases
    Ils ont tout lâché et leurs bombes sont tombées
    Sur toi Johnny et tes camarades
    Oui c'est comme ça absurde et cruel
    J'crois qu'tu commences à comprendre
    Mais c'est un peu tard, oui, un peu tard
    Bientôt la nuit va descendre

    Maintenant c'est fini Johnny
    Tes yeux se ferment déjà
    Maintenant c'est fini Johnny
    Dans cette terre meurtrie, tu dormiras

    Joue, joue, joue (1966)

    Graeme Allwright

    Tu joues, joues, joues nuit et jour, jour et nuit
    Comme sur une scène tu joues, joues ta vie
    Tu joues avec les autres comme des figurants flatteurs
    Qui sont tout juste bons pour vous mettre en valeur.
    Et si de temps en temps tu veux calmer tes envies
    Tu dis : "C'est moi qui mène, c'est moi qui choisis"
    Et quand ils ont rempli leur besogne animale
    Tu les jettes avec dégoût comme on jetterait son journal.
    Quand ils deviennent gênants, quand ils deviennent trop fous
    Comme la Reine dans Alice, tu cries : "Tranchez le cou !"
    Mais le grand amour, il faut l'avoir connu
    Tu en as trouvé un, mais impossible bien entendu.
    Tu l'entretiens à coups d'soupirs, à coups de pleurs
    Mais comme tu aimes le drame, tu trouves ton compte dans le malheur
    Ça te donne du mystère pour tous ceux qui t'entourent
    Et tu peux dire tout haut que tu connais le grand amour.
    J'crois qu'je peux prédire même n'étant pas prophète
    Qu'un jour ou l'autre, ça va te tomber sur la tête
    Le réveil sera pénible, ma chatte, ma jolie
    Ce jour-là quand le charme sera parti.
    Mais, en attendant, continue c'n'est pas encore trop tard
    Tu est belle tu plais toujours même s'il te faut un peu de fard
    Vas-y joue, joue, joue, fais pleurer, fais souffrir
    Y en aura toujours, pour applaudir.

    Jour après jour (1964)

    Jean Arnulf

    Ma vie s'effeuille page à page
    Où est le temps que j'ai perdu ?
    Il ne reste que des images
    Photos fanées, rires déchus
    Noyés au fond des marécages
    Et nul ne les a retenus

    Les regrets, un par un, s'entassent
    L'ancien délire est effacé
    Je regarde au fond de ma glace
    Les rides du dernier été
    Les saisons après l'autre passent
    Tous mes espoirs se sont usés

    Jour après jour, les jours reviennent
    J'ai été, je serai, je suis
    Endormi au creux des semaines
    J'ai perdu le goût de la pluie
    Et la saveur des chrysanthèmes
    Me réveille parfois la nuit

    Une à une, les portes claquent
    Fermées sur mille et quatre amours
    Mil neuf cent soixante et quatre
    Je tiens le compte au jour le jour
    Des jours où je devais me battre
    Pour garder mon dernier toujours

    J'ai monté les marches une à une
    Qui conduisent à l'éternité
    En chemin, j'ai laissé des plumes
    Qui pourra me les recoller ?
    Je voudrais des ailes et la plume
    Pour parcourir l'autre moitié

    Juste quelques flocons qui tombent (1967)

    Antoine

    Juste quelques flocons qui tombent
    Sur les dernières traces de pas
    Depuis plusieurs jours la ville est morte
    Les seuls vivants c'est toi et moi

    Juste quelques flocons qui tombent
    Tard dans une rue du Marais
    La rue est blanche, la rue m'inonde
    Tu es si douce à mon côté

    Juste quelques flocons qui tombent
    Je ne sais pas ceux qui les ont tués
    Ils avaient si peur de leurs bombes
    C'est autre chose qui est arrivé

    Juste quelques flocons qui tombent
    Nous vivrons bien sans eux au fond
    Ils étaient si fiers de leur monde
    Ils l'ont cassé en poussant sur un bouton

    Juste quelques flocons qui tombent
    Je t'aimerai mais nous serons prudents
    Pour ne pas refaire un monde
    Adam et Eve ont raté le précédent

    Katy (1964)

    Marc Aryan

    Ô ! Katy, Katy
    Je revois souvent
    Ce petit coin discret
    Dans ce vieux restaurant.
    L'air, près de la mer
    Les rumeurs du port
    Dispensaient à la nuit
    Bien plus de charme encore !

    Je t'aimais, Katy
    Je t'aimais déjà
    Mais tous les mots d'amour
    Restaient au fond de moi
    Par délicatesse, Katy
    Pour un premier soir,
    Et parce je pensais
    Qu'on pourrait se revoir

    Maintenant Katy
    Que je suis parti
    Vers d'autres horizons
    Si loin de ton pays,
    Je puis te le dire, Katy
    Même le gai soleil
    De mon midi
    N'a pas chassé ton nom
    Si doux, du fond de mon esprit !


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