• C / D

    C'est ma fête (1963)

    Richard Anthony

    {Refrain:}
    C'est ma fête
    Je fais ce qui me plaît
    Ce qui me plaît
    Ce qui me plaît
    J'ai décidé
    Ce soir de m'amuser

    Il y a juste une année aujourd'hui
    Que nous nous sommes quittés
    Je vais passer cette nuit
    A boire et à danser

    {au Refrain}

    Sur le passé j'ai tracé une croix
    J'ai déchiré tes photos
    J'ai l'intention d'être heureux malgré toi
    Et cela au plus tôt

    {au Refrain}

    Eh les amis allons-y tous en chœur
    Car tout va pour le mieux
    Ne croyez pas que je pleure
    Ou que je sois malheureux

    C'est ma fête
    Je fais ce qui me plaît
    Ce qui me plaît
    Ce qui me plaît
    J'ai décidé
    Ce soir de t'oublier

    {au Refrain}

    C'est Pas La Peine (1963)

    Hugues Aufray

    C'est pas la peine
    De te changer pour moi :
    C'est toi que j'aime
    Et je t'aime comme ça !
    C'est pas la peine :
    Ne change rien pour moi.
    Viens, je t'emmène,
    Je t'emmène comme ça.
    Tu dois être en pantalon.
    T'as vraiment rien d'un garçon.
    Mes chemises sur ton dos
    Ont quelque chose de nouveau.
    T'as l'air d'un ange
    Et ça suffit pour moi.

    C'est pas la peine
    De te coiffer pour moi :
    C'est toi que j'aime
    Et je t'aime comme ça !
    C'est pas la peine :
    Ne change rien pour moi.
    Viens, je t'emmène,
    Je t'emmène comme ça.
    A travers tous tes cheveux
    Je peux deviner tes yeux.
    T'as pas besoin de bijoux
    Ni d'un collier à ton cou.
    T'as l'air d'un ange
    Et ça suffit pour moi.

    C'est pas la peine
    De te changer pour moi :
    C'est toi que j'aime
    Et je t'aime comme ça.
    C'est pas la peine :
    Ne change rien pour moi.
    Viens, je t'emmène,
    Je t'emmène comme ça.
    Tu dois être en pantalon.
    T'as vraiment rien d'un garçon.
    Mes chemises sur ton dos
    Ont quelque chose de nouveau.
    T'as l'air d'un ange
    Et ça suffit pour moi.

    C'est pas la peine
    De te changer pour moi {etc...}

    Ça tourne rond (1961)

    Richard Anthony

    On dit qu'on a le diable au corps
    Et qu'on est encore plus dangereux
    Que l'eau qui dort
    Mais attention !
    On crache le feu
    Mais ça tourne rond

    On dit qu'on a le diable au cœur
    Qu'on parle d'amour en se cachant
    Comme des voleurs
    Mais attention !
    On triche un peu
    Mais ça tourne rond

    C'est moi qui vous le dis
    Ceux qui parlent comme ci
    C'est qu'ils oublient le temps
    De leurs vingt ans

    On dit depuis le père Adam
    Que les jeunes sont fous de danser
    Sur un volcan
    Mais attention !
    On danse le rock
    Mais ça tourne rond

    C'est moi qui vous le dis
    Les enfants d'aujourd'hui
    Valent bien les parents
    De leurs parents

    On dit qu'on a le diable au corps
    Ce diable, ce n'est que notre sang
    Qui bat trop fort
    Faites attention !
    Ça cogne un peu
    Mais ça tourne rond

    On dit qu'on a le diable au cœur
    Ce diable, ce n'est rien que l'appel
    D'un grand bonheur
    Et attention !
    Ça marchera
    Car ça tourne rond

    Ça tourne rond {x4}

    Car je veux (1964)

    Salvatore Adamo

    Cherche moi si ça te chante
    Tu feras ce que tu veux
    Mais vois-tu par la présente
    Moi je voudrais te dire adieu

    J'en ai assez de tes caprices
    Je ne suis plus ton pantin
    Ce qui pour moi était délice
    A aujourd'hui goût de venin

    Car je veux
    Je veux aimer au grand jour
    Sans éviter les passants
    Car je veux
    Je veux aimer sans détour
    Sans me cacher comme un amant

    Comprends donc que ça m'énerve
    De toujours penser à lui
    Pour le garder en réserve
    Tu ne le vois que la nuit

    Tu ne me fais pas confiance
    Tu as peur de te tromper
    Ce qu'on dit de moi je m'en balance
    Il faudra te décider

    Car je veux
    Je veux aimer au grand jour
    Sans éviter les passants
    Car je jeux
    Je veux aimer sans détour
    Sans me cacher comme un amant

    Rends-toi compte que l'on s'égare
    Dans cet amour clandestin
    De ce jeu moi j'en ai marre
    J'aimerais en voir la fin

    De ce fichu labyrinthe
    Nous ne sortirons jamais
    Et mon ardeur s'est éteinte
    Et je n'ai plus que des regrets.

    Cauchemar Psychomoteur (1965)

    Hugues Aufray

    Comme j'avais beaucoup marché
    J'étais fatigué
    Je vois une espèce de ferme
    Je me dis j'vais m'arrêter
    J'ai dit hé hé là-dedans
    Y a-t-il quelqu'un de vivant
    Je me sentais vraiment seul
    Devant la maison
    Quand soudain devant moi
    Un grand gaillard de fermier
    Vient me braquer son canon
    A la hauteur du menton

    Je tombais sur les genoux
    En criant mais vous êtes fous
    Moi j'aime bien les fermiers
    Ne me tuez pas s'il vous plaît
    Il s'en est fallu d'un rien
    Qu'il ne me tire comme un lapin
    C'est vous l'espèce de vagabond
    Qui vient pour mendier
    J'ai dit non non non
    Je n'suis pas c'que vous croyez
    En droit je suis licencié
    J'ai fait l'Université

    Alors arriva la fille
    Qui s'appelait Rita
    Ell' semblait tout droit sortie
    D'la Dolce Vita
    Et je me mis en devoir
    De l'amadouer comme son père
    Je lui dis la jolie ferme
    Que vous avez là
    Dit's-moi qu'est ce qu'un étudiant
    Connaît à l'agriculture
    J'ai répondu braves gens
    Je suis un puits de culture

    En voyant mes ongles sales
    Il sut que je travaillais
    Il me dit d'un air futé
    Vous avez l'air fatigué
    Oh oui j'ai fait huit cent bornes
    Et j'en ai vraiment plein l'dos
    Il me jeta sur la paille
    Avec les bestiaux
    Tâchez de rester tranquille
    Ou sinon moi je me fâche
    Ne touchez pas à ma fille
    Et demain faut traire les vaches

    Je ne dormais que d'un œil
    Quand Rita vint me secouer
    Elle me faisait de l'œil
    Comme Tony Perkins
    Elle me dit viens prendre un' douche
    Je vais te montrer où c'est
    J'ai répondu hey hey hey
    C'coup là on m'la déjà fait
    J'essayais de m'défiler
    Je n'savais pas trop comment
    Mais Rita a insisté
    Vraiment très très gentiment

    Je n'pouvais plus m'en tirer
    J'avais l'air d'un lâche
    J'aurais pas dû accepter
    D'aller demain traire les vaches
    Pour sortir de cette histoire
    Fallait trouver un moyen
    J'ai crié Fidel Castro
    C'est un bon copain
    Rita parût suffoquée
    J'ai cru que c'était gagné
    Quand le fermier soudain surgit
    En hurlant qu'est ce que t'as dit

    J'ai dit vive Fidel Castro
    Vous m'avez compris
    Il me tomba sur le dos
    A bras raccourcis
    Rita parla de sa mère
    Qui dormait au cimetière
    Tandis qu'le vieux me flanquait
    Un coup dans l'buffet
    En enfer je t'expédie
    Si tu n't'en vas pas tout d'suite
    Espèce d'étudiant pourri
    Espèce de rat communiste

    Il me jeta à la tête
    Un paquet d'readers digest
    Moi je fis une pirouette
    Le vieux prit son escopette
    J'éclatais par la fenêtre
    A cent quatre vingt à l'heure
    Et j'atterris en tempête
    Dans un pot de fleurs
    Revenez criait Rita
    Le père chargeait son engin
    Quand le soleil se leva
    Moi j'étais déjà très loin

    Même si Rita est partie
    Je n'reviendrai pas d'sitôt
    Chez ce vieux fermier maudit
    Car j'ai trouvé un boulot
    Mais la sacrée vieille canaille
    Espère bien me faire cueillir
    Un jour par son F B I
    Mais il peut courir
    Je continue à penser
    Envers et contre tous
    Sans liberté de parler
    On est moins que rien du tout

    Ce Que Je Veux Surtout (1965)

    Hugues Aufray

    Je ne veux pas me battre avec toi
    Te brimer, te maltraiter,
    Te simplifier, ou te classifier,
    Te renier ou te crucifier.
    Je veux, oui je veux surtout
    Être ton ami c'est tout

    Non je ne veux pas lutter contre toi
    T'effrayer ou bien t'enchaîner
    T'humilier ou te contrarier
    Te vexer ou te chagriner
    Je veux, oui je veux surtout
    Être ton ami c'est tout

    Non je ne veux pas m'opposer à toi
    Ni te choquer ni te séquestrer
    Te juger ou te ficher
    Te cacher ou bien t'exhiber
    Je veux, oui je veux surtout
    Être ton ami c'est tout

    Je veux, oui je veux surtout
    Être ton ami c'est tout

    Non je ne veux pas fouiller ton passé
    T'avilir ou meme t'envahir
    T'étudier ou te répudier
    Te stresser ou t'analyser
    Je veux, oui je veux surtout
    Être ton ami c'est tout

    Non je ne veux pas tricher avec toi
    Te presser et t'abandonner
    T'obliger à tout faire comme moi
    Non je n'attends pas que tu penses comme moi
    Oui je veux, oui je veux surtout
    Être ton ami c'est tout

    Celles que l'on épouse (1965)

    Jean-Claude Annoux

    Elles sont également charmantes
    Elles sont également troublantes
    Elles mènent le même combat
    Celles que l'on épouse
    Celles que l'on épouse
    Et celles que l'on n'épouse pas.
    Elles font les mêmes manières
    Veulent les mêmes prières
    Pour enfin tomber dans nos bras
    Celles que l'on épouse
    Celles que l'on épouse
    Et celles que l'on n'épouse pas.

    Mais celles que l'on épouse
    Se méfient tout le temps
    De celles que l'on n'épouse pas
    Le cœur aux abois, mais l'oeil innocent,
    Elles guettent nos moindres faux pas
    On ne se méfie jamais assez
    Des élans de notre passion
    Si bien qu'on ne peut éviter
    Un jour dans le feu de l'action
    De donner à celles qu'on épouse
    Le prénom de celles que l'on n'épouse pas
    De donner à celles qu'on épouse
    Le prénom de celles que l'on n'épouse pas.

    Il nous serait plus facile
    De reprendre la Bastille
    Que de les faire marcher au pas
    Celles que l'on épouse
    Celles que l'on épouse
    Et celles que l'on n'épouse pas
    Elles volent de leurs propres ailes,
    Les plus laides et les belles
    Se posent sur le lit de leur choix
    Pour qu'on les épouse
    Pour qu'on les épouse
    Et même pour qu'on ne les épouse pas.

    Mais celles que l'on épouse
    Nous trompent tout autant
    Que celles que l'on n'épouse pas
    L'alliance à leur doigt
    Le corps provoquant entre les bras de leur amant
    Elle versent le trop-plein de passion
    Qu'elles nous refusent à la maison
    Si bien qu'on est presque certain
    Qu'il va nous arriver demain
    De lutiner celle qu'on épouse
    En la prenant pour celle qu'on n'épouse pas
    De lutiner celle qu'on épouse
    En la prenant pour celle qu'on n'épouse pas.

    Ceux que j'aime (1965)

    Salvatore Adamo

    J'ai pas d'emblème
    J'ai pas d'argent
    Pourvu que j'aime
    Je suis content

    On se bouscule, on poursuit le vent
    Comme une mule on va de l'avant
    Mais moi je sème et puis j'attends
    Pour ceux que j'aime moi j'ai le temps

    J'ai pas d'emblème
    J'ai pas d'argent
    Pourvu que j'aime
    Je suis content

    Y a la racaille, y a les brigands
    J'aime la racaille, j'aime les braves gens
    Et quand bien même je suis content
    Tout ceux que j'aime sont innocents

    J'ai pas d'emblème
    J'ai pas d'argent
    Pourvu que j'aime
    Je suis content

    Y a les buildings, y a les taudis
    Y a la routine des toits tout gris
    Triste poème ces murs croulants
    Quand ceux que j'aime sont dedans

    J'ai pas d'emblème
    J'ai pas d'argent
    Pourvu que j'aime
    Je suis content

    Et la vie passe et la vie fuit
    Plein ma besace j'en cueille les fruits
    Quand c'est carême je sers d'un cran
    Pour ceux que j'aime j'oublie mes dents

    J'ai pas d'emblème
    J'ai pas d'argent
    Pourvu que j'aime
    Je suis content

    J'ai pas d'emblème
    J'ai pas d'argent
    Pourvu que j'aime
    Je suis content.

    Chanson en rondelles (1965)

    Salvatore Adamo

    Il vivotait, passait des heures
    A répéter son numéro
    En attendant une vie meilleure,
    Il épatait les badauds

    Il allumait une cigarette,
    Il soufflait dessus.
    Les spectateurs étaient en fête,
    La cigarette a disparu

    Un jour, dans un petit bistrot
    Il rencontra la petite Lulu
    Qui lui dit : "T'as pas l'air idiot,
    Dans la vie, que fais-tu ?"

    Il alluma une cigarette,
    Il souffla dessus.
    La petite Lulu était en fête,
    La cigarette a disparu

    La petite faisait des yeux tout ronds.
    C'était gagné pour le dodo,
    Elle se ferait plus de mouron,
    Ils travailleraient en duo

    Elle allumerait les cigarettes,
    Elle soufflerait dessus,
    Elle compterait les recettes,
    Adjugé, n'en parlons plus !

    Les temps étaient très difficiles,
    Dans le quartier, on les voyait trop.
    Fallait courir de ville en ville,
    Plus question de prendre le métro

    Suffisait plus d'une cigarette,
    De souffler dessus.
    Il fallait se creuser la tête,
    Ces petits trucs-là ne prenaient plus

    Sacrifiant ses économies,
    Une caisse en bois il acheta.
    Mais pourquoi cette énorme scie ?
    La petite Lulu ne comprenait pas

    Et ainsi, sept fois par semaine,
    Il la coupait en petits morceaux,
    La belle se plaignait à peine
    De quelques fourmis dans le dos

    Passer ses jours au fond d'une caisse,
    Convenez-en, ce n'est pas drôle,
    Et la petite voulait qu'il cesse
    Ou qu'ils se coupent à tour de rôle

    Mais il ne voulait rien savoir,
    Il ne voulait rien expliquer.
    Allons Lulu, y a pas d'espoir,
    Allons Lulu, c'est bien trop compliqué

    Une nuit, la belle, n'en pouvant plus,
    Surprit le gars dans son sommeil,
    De son air le plus ingénu,
    Elle fit dix morceaux tous pareils

    Elle était fière à juste titre,
    Elle avait fait du bon boulot.
    Réveille-toi ! Fais pas le pitre !
    Comment recolle-t-on les morceaux ?

    Comment expliquer aux gendarmes
    Qu'elle avait raté son numéro ?
    Eux, se souciant peu de ses larmes,
    Ils l'amenèrent au cachot

    Ils la gardent depuis vingt ans.
    Elle comprend toujours pas, la belle,
    Pour oublier ses cheveux blancs,
    Elle découpe des rondelles.

    Chanson pour... (1967)

    Patrick Abrial

    {Refrain:}
    Non, je ne veux pas recommencer
    Cette chanson de l'Auvergnat
    Mais rien ne pourra m'empêcher
    De dédier cette chanson-là

    A toi, ma femme
    Qui a redonné
    A mon cœur sa vraie flamme
    Quand il s'est consumé
    Hein hein, hein hein
    Hein hein, hein hein

    Toi qui as su attendre
    Des nuits entières
    Tandis que j'allais vendre
    Des chansons de misère
    Hein hein, hein hein
    Hein hein, hein hein

    {au Refrain}

    A toi, gitan
    Qui m'a éclairé
    Dans les sombres moments
    Où j'étais aveuglé
    Hein hein, hein hein
    Hein hein, hein hein

    Il te souvient sûrement
    Quand nous marchions la nuit
    Décoiffés par le vent
    Les doigts tout engourdis
    Hein hein, hein hein
    Hein hein, hein hein

    {au Refrain}

    A vous mes amis
    Qui m'avez encouragé
    Qui furent dans ma vie
    Les premiers à m'aider
    Hein hein, hein hein
    Hein hein, hein hein

    Comment oublier
    Ces heures si noires
    Où tous vos yeux riaient
    Me redonnant l'espoir
    Hein hein, hein hein
    Hein hein, hein hein

    {au Refrain}

    A toi, ma femme,
    A toi, le gitan
    A vous, mes amis
    Que j'aime tant {ad lib}

    Chanson pour Caryl Chessman (1968)

    Jean Arnulf

    Soir de printemps cousu de bruits
    Il est dix-huit heures à Paris
    A Saint-Quentin, Californie
    Trois gardiens ont ouvert sa porte

    Il attend depuis douze années
    Il a fini de répéter
    Et le printemps devient l'été
    Il regarde derrière la porte

    Décor de grille et de murs peints
    L'horreur de son dernier matin
    L'emmène au bout de son destin
    Bascule à la dernière porte

    Pas un ami, pas une fleur
    Il entend les coups de son cœur
    Et demande s'il a peur
    Un éclair noir lui fait escorte

    On fait brûler dehors
    Un flambeau d'or

    Plus perdu qu'un enfant
    Il marche et dort
    Plus froid que le néant
    Il marche et dort
    Plus âpre que le temps
    Il marche et dort
    Plus tendre que le vent
    Il marche et dort

    On fait brûler dehors
    Un flambeau d'or

    Il entre en souriant
    Il est tout pâle
    Mains attachées au banc
    Il sait encore
    Le flambeau dans le vent
    Berce sa mort
    Comme on berce un enfant
    Dors, l'enfant, dors

    On a éteint dehors
    Chessman est mort

    Soir de printemps cousu de bruits
    Dix-huit heures huit, heure de Paris
    A Saint-Quentin, Californie
    Les ailes du matin l'emportent

    Le cœur des autres condamnés
    Ecoutent son cœur s'envoler
    Adieu Chess
    Que le vent te porte

    La justice remet ses gants
    Elle a mangé un autre enfant
    Mais celui-ci en s'en allant
    Pose ses livres à notre porte

    Livres de fureur et de bruits
    Livres de peur, livres de nuit
    Qui frappent encore à notre porte

    Tout est éteint dehors
    Chessman est mort

    Chanson pour le soleil (1965)

    Jean Arnulf

    J'aime le vent du Sud qui court devant l'orage
    Et les pêches volées dans le pré du voisin
    J'aime la pluie d'été, l'arroseur des matins
    Les enfants penchés sur un livre d'images
    Qui savent tout déjà et pleurent pour un chien

    J'aime que l'on soit deux, j'aime que l'on soit bien
    J'aime la paix du monde et cette pensée sage
    Que la guerre sera morte à l'âge de raison
    J'aime mon cœur battant au seuil de ta maison
    Et j'aime ta maison, et j'aime les nuages
    Qui dessinent au lointain de plus lointains rivages
    Où n'aborde jamais qu'un rêve de chanson

    J'aime tes yeux dorés où mon amour voyage
    Et trouve son chemin, et trouve sa raison
    Comme le chien perdu retrouve sa maison
    Après avoir couru de village en village
    J'aime le fleuve frais qu'on traverse à la nage
    Pour voir de l'autre bord le monde des poissons

    J'aime cette idée neuve venue d'un nouvel âge
    Me disant : Le beau est moins beau que le beau
    Que tout est bel et bon à qui sait, à mon âge,
    Voir le soleil attendre les mots d'une chanson

    Chante avec moi (1964)

    Frank Alamo & Le Petit Prince

    - Hé, Petit Prince, comment ça va ?
    - Comme ci, comme ça
    - Qu'est-ce que tu fais ? Raconte-moi
    - Et bien voilà, ce soir, chez moi, ça va chauffer
    - Ça va chauffer ?
    - Oui, à l'école, je suis l'avant-dernier
    - Hmm hmm hmm. Dis-moi, tout ça n'est pas marrant
    - Oh, pas tellement. Est-ce que c'est mieux quand on est grand ?
    - Bah, ça dépend. De toute façon, j'ai un secret
    - Qu'est-ce que c'est ?
    - Quand ça va pas, et bien, il faut chanter :

    Chante avec moi
    Tu verras
    Oui, tout ça
    Ça s'arrangera
    Chante avec moi
    Sha la la la
    Quand on est deux
    Ça va beaucoup mieux
    Chante avec moi
    Mais oui, comme ça
    Les ennuis ne durent pas
    Chante avec moi
    Et tu verras

    - J'ai compris, maintenant, c'est à moi
    Et pour toi, Frank, comment ça va ?
    - Et bien voilà : la fille que j'aime ne m'aime pas
    - Oh la la, mais alors, qu'est-ce que tu vas faire ?
    - Je ne sais pas. Je ne sais pas et ça me désespère
    - A quoi ça sert d'être plus vieux...
    - D'être plus vieux ?
    - Si à ton âge on n'est pas heureux ?
    - Qu'est-ce que tu veux !
    - Je sais bien ce que je ferais
    - Qu'est-ce que tu ferais ?
    - Ecoute-moi, ce n'est pas compliqué :

    Chante avec moi
    Et tu verras
    Oui, tout ça
    Ça s'arrangera
    Chante avec moi
    Sha la la la
    Quand on est deux
    Ça va beaucoup mieux
    Chante avec moi
    Oui, comme ça
    Les ennuis ne durent pas
    {x4:}
    Chante avec moi
    Sha la la la

    Chante une femme (1968)

    Jean Arnulf

    "Dors mon amour, mon fils unique"
    Chante une femme en Amérique
    Chante en Amérique une femme
    A son garçon mort au Vietnam

    Chante une femme à son petit :
    "Dors mon amour, dors mon chéri
    J'irai à la place où tu dors
    T'y bercerai jusqu'à ma mort

    Je t'apporterai des cadeaux
    Ton vieux train et ton mécano
    Et l'étoile en papier d'argent
    Dors mon amour, dors mon enfant"

    Chante une femme en Amérique.
    Sur l'autre bord du Pacifique
    Une mère au petit matin
    Réveille l'enfant vietnamien :

    "Debout mon fils, debout garçon
    J'entends revenir les avions
    Il faut reprendre nos bagages
    On va faire un petit voyage

    Surtout ne lâche pas ma main
    On va courir très loin, très loin
    Toi, tu portes ton oiseau gris
    Moi, les couvertures et le riz"

    Dans son fauteuil diplomatique
    A Washington, en Amérique
    "Je dois rentrer dans mon argent"
    Déclare Monsieur le Président

    Et sur la carte du Vietnam
    Comme un monsieur qui joue aux dames
    Il fixe les bombardements
    Et la marche des régiments

    Il pose son doigt sur un point
    "Courons ! Ne lâche pas ma main !"
    Il a posé son doigt ici
    "Dors mon garçon, dors mon petit"

    "Dors mon amour, mon fils unique"
    Chante une femme en Amérique
    Chante en Amérique une femme
    A son garçon mort au Vietnam.

    Clémentine (1960)

    Richard Anthony

    Clémentine, oh ma Clémentine !
    Tu n'avais que dix sept ans
    Et tes mines enfantines
    Affolaient tous les garçons

    Oh Clémentine, oh ma Clémentine !
    Les braves gens des environs
    Te donnaient, ô gente gamine,
    Oui, le bon Dieu sans confession

    Radieuse et orgueilleuse
    Quand les garçons suivaient tes pas
    Ton beau sourire semblait leur dire
    "Non Messires, ne m'approchez pas"

    Eh ! Clémentine, oh ma Clémentine !
    Ta poitrine, tes beaux cheveux,
    Tes beaux yeux bleus et ta jambe fine
    Ont fait plus d'un malheureux

    Mais tout ça, oh ma Clémentine !
    Se passait il y a longtemps
    Aujourd'hui, voisins et voisines
    Ont fêté tes cent deux ans

    Et, la main sur sa poitrine,
    Le préfet fait son discours
    Pendant ce temps là, oh toi Clémentine !
    Tu repenses aux anciens jours

    Plus personne, plus personne Clémentine
    A présent, ne t'approchera
    La vie passe et tout se termine
    Clémentine, tant pis pour toi

    Clin d'oeil (1960)

    Richard Anthony

    (Ya ya ya ya ya ya ya ya ya)
    (Pauv' chou !)
    (Elle va nous le rendre fou !)

    Elle m'a fait un clin d'oeil, deux clins d'oeil, trois clins d'œil, quatre clins d'œil
    Clic, clac, j'étais bouclé
    Oui, enchaîné, coincé, vissé
    Condamné à perpétuité
    A la suivre partout
    Comme un toutou

    (Ya ya ya ya)

    Elle m'a fait un clin d'œil, deux clins d'œil, trois clins d'œil, quatre clins d'oeil
    Clic, clac, c'était fini
    Finis la quille, les bons amis
    Les folles nuits
    Dans le whisky
    Elle m'anéantit
    Je suis cui-cuit

    C'est du délire
    Ce n'est plus de l'amour
    Et mon martyre
    Croît de jour en jour
    Quand elle voit passer un gars
    C'est plus fort qu'elle, à chaque fois

    (Pauv'chou !)

    Elle fait un clin d'œil, deux clins d'œil, trois clins d'œil, quatre clins d'œil
    Clic, clac, ça m'rend cinglé
    Oui, je crois bien que je pourrais
    Assassiner le monde entier
    D'ailleurs, ça finira
    Sûrement comme ça

    (Elle lui fait un clin d'œil, deux clins d'œil, trois clins d'œil, quatre clins d'œil)
    (Clic, clac, il devient fou)

    Un jour d'orage
    A bout d'arguments
    J'ai pris, de rage,
    Mon couteau à cran
    Je l'ai levé
    Je l'ai levé
    Mais ça l'a fait
    Bien rigoler

    (Pauv' chou !)
    (Ça le rend fou)

    Elle m'a fait un clin d'œil, deux clins d'œil, trois clins d'œil, quatre clins d'œil
    Clic, clac, je n'ai pas pu
    Elle m'a ému
    Elle m'a eu
    Une fois de plus
    J'étais vaincu
    Je suis redevenu
    Son p'tit toutou

    {x3:}
    (Pauv' chou !)
    Ouais, je suis redevenu son p'tit toutou

    Coeur en bandoulière (1966)

    Salvatore Adamo

    Que d'illusions, que de châteaux perdus
    Que de retours, le front vaincu
    Depuis que la vie m'a collé un rôle
    Dans la comédie des cœurs déçus
    Je cueillais à tout vent
    Des rires d'enfants
    Je marchais le cœur en bandoulière

    Un beau matin, très fier, j'ai eu vingt ans
    On m'a dit "Ecarquille les yeux !"
    On m'a dit "Mon grand, voilà le monde
    Ne nous en veux pas, fais de ton mieux"
    Et depuis ce temps
    Je serre les dents
    Moi qui avais le cœur en bandoulière

    Il y a cette triste pagaille
    Dont je dois sortir
    Il y a cette immense muraille
    Que je dois franchir
    Et je la franchirai
    Car je t'ai trouvée
    Toi qui ne m'as pas jeté la pierre

    Je t'ai trouvée avec tes yeux d'enfant
    Tu m'as offert ton univers
    Ton univers au chaud de l'insouciance
    Et Dieu me damnera si je te perds
    Car je vis de tes joies
    Et rien que pour toi
    J'ai remis mon cœur en bandoulière

    Comme toujours (1965)

    Salvatore Adamo

    Allons, les copains !
    Je ne sors quand même pas de taule
    Tendez-moi vos mains
    Tapez-moi sur l'épaule
    Vos regards sont si froids
    Qu'ils me désarment et m'accablent
    Comme si de je ne sais quoi
    Vous me rendiez coupable
    On cherche son destin
    Quand on trouve, on s'accroche
    Moi, j'ai suivi le mien
    Où m'a mené le coche
    Et je vis en chantant
    Un peu sous tous les porches
    C'est vrai, j'ai de l'argent
    Est-ce là votre reproche ?

    On paiera chacun son tour
    Comme toujours {x3}

    Allons, les copains !
    Je ne suis pas un autre
    On m'habille chez Machin
    Mais je suis toujours des vôtres
    Avant de retrouver
    Les scènes et les studios
    J'ai voulu m'enivrer
    De l'air du vieux bistrot
    Où venaient les copains
    Sans avoir rendez-vous
    Où je venais, certain
    De trouver l'un de vous

    On paiera chacun son tour
    Comme toujours {ad lib}

    Crier ton nom (1963)

    Salvatore Adamo

    Je veux crier ton nom
    À toutes ces demoiselles
    Qui font des yeux si ronds
    Qu'on se pâmerait devant elles

    Je veux crier ton nom
    Crier sans remords
    Que mon seul compagnon
    C'est mon amour si fort

    Crier ton nom
    À tous ces veinards
    Qui suivent les boulevards
    En s'aimant tout au long

    Crier ton nom
    Te cherchant partout
    Qu'on me prenne pour fou
    Je veux crier ton nom,
    Ah oui! Ah oui!

    Crier ton nom
    À tout ces veinards
    Qui suivent les boulevards
    En s'aimant tout au long

    Crier ton nom
    Te cherchant partout
    Qu'on me prenne pour fou
    Je veux crier ton nom.

    Crois-moi, ça durera (1962)

    Isabelle Aubret

    Crois-moi, crois-moi,
    Ça durera,
    On s'aimera, on s'aimera,
    Très fort,
    Les jours, les mois,
    Ça passera,
    On s'aimera, on s'aimera,
    Encore

    Plaisir d'amour, pour toi, pour moi,
    Ça durera, ça durera,
    Longtemps,
    Jusqu'au dernier matin
    Jusqu'au dernier soleil,
    On s'aimera, on s'aimera,
    Pareil

    Crois-moi, crois-moi,
    Ça durera,
    On s'aimera, on s'aimera,
    Très fort,
    Les jours, les mois,
    Ça passera,
    On s'aimera, on s'aimera,
    Encore

    Plaisir d'amour, pour toi, pour moi,
    Ça durera, ça durera,
    Longtemps,
    Je parierai ma vie,
    Mon paradis aussi,
    Qu'on s'aimera, qu'on s'aimera,
    Longtemps.

    Crois-moi mon coeur (1964)

    Eddy Mitchell

    Crois-moi, mon cœur, on a bien le droit quand on aime
    De s'enlacer la nuit venue
    Sans que cela cause un problème
    Se rencontrer, pour s'embrasser dans la rue.

    Crois-moi, mon cœur, on peut sous un portail complice
    Echanger nos mots d'amour
    Et nous y blottir sans malice
    Te caresser, tout oublier jusqu'au jour.

    Tant pis, tant pis pour tous ceux qui ne voient pas
    Le bonheur de la vie comme je le vois
    Et tant pis, tant pis pour ceux qui ne comprennent pas
    Que l'on a besoin de ça.

    Crois-moi, mon cœur, quand le bonheur frappe à la porte
    Faut le prendre avec furie
    Avant qu'le temps n' le dévore
    Et l'inviter pour réchauffer notre vie.

    Et tant pis, tant pis pour tous ceux qui ne voient pas
    Le bonheur de la vie comme je le vois
    Et tant pis, tant pis pour ceux qui ne comprennent pas
    Que l'on a besoin de ça.

    Crois-moi, mon cœur, s'il y en a qui s'en formalisent
    N'pensons pas, serrons-nous fort
    Et si cela les scandalise
    Ignorons les, tous deux serrés corps à corps
    Ignorons les, tous deux serrés corps à corps
    Crois-moi, mon cœur.

    D'où vient le vent (1961)

    Marcel Amont

    Quand le vent reste là-haut sur la montagne
    Toi, tu restes avec le nez en l'air
    Quand le vent prend ses grands airs de tramontane
    Toi, tu restes avec le nez par terre

    Quand le vent vient de la mer
    Tes yeux gris sont presque verts
    Et ton âme aussi légère
    Qu'un oiseau bleu

    Quand le vent vient du désert
    Nos deux cœurs qui restent ouverts
    Ont un drôle de courant d'air
    Avec nos yeux

    Ohé ! Ohé !
    Je tends l'oreille chaque soir en te voyant
    Ohé ! Ohé !
    Pour mieux savoir d'où vient le vent

    Quand le vent prend la lavande pour amie
    On se couche au bord de la rivière
    Quand le vent fait une valse avec la pluie
    On se cache sous un arbre vert

    Quand le vent n'est pas content
    On le prend avec des gants
    Et on court comme des enfants
    Pour avoir chaud

    Mais s'il gronde, mais s'il tremble
    S'il renverse tout décembre
    Je t'emmène dans ma chambre
    Tout là-haut

    Ohé ! Ohé !
    J'ai mon oreille sur ton cœur et j'ai vingt ans
    Ohé ! Ohé !
    Ce soir, je sais d'où vient le vent

    Quand le vent reste là-haut sur la montagne
    Moi, je t'aime et j'ai le cœur léger
    Quand le vent prend ses grands airs de tramontane
    Moi, je t'aime et rien ne peut changer

    Ohé ! Ohé !
    La vie est douce et chaque hiver est un printemps
    Ohé ! Ohé !
    Quand on sait bien d'où vient le vent

    Da do(o)u ron ron (1963)

    Frank Alamo, Johnny Hallyday...

    Quand l'amour s'en va et que tout est fini
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron
    Ne pleurez pas laissez tomber tant pis
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron
    Oui, mon amour est mort
    Oui, bien sûr j'ai eu tort
    Oui, j'aimerai encore
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron

    Et quand l'amour s'en va il s'en va pour de bon
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron
    Ne pleurez pas on n'y peut rien au fond
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron
    Oui, il m'a dit adieu
    Oui, après tout tant mieux
    Oui, l'amour est un jeu
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron

    Et quand l'amour revient on dit c'est pour toujours
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron
    Peut-être bien que ce sera vrai un jour
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron
    Oui, peut-être demain
    Oui, adieu mes chagrins
    Oui, j'aimerai sans fin
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron
    Oui, peut-être demain
    Oui, adieu mes chagrins
    Oui, j'aimerai sans fin
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron
    Oui, peut-être demain
    Oui, adieu mes chagrins
    Oui, j'aimerai sans fin
    Da dou ron ron ron, da dou ron ron

    Dans le coeur de ma blonde (1961)

    Marcel Amont

    Dans mon cœur posé sur le cœur de ma blonde
    Dans mon cœur je viens d'entendre à la seconde
    Dans mon cœur la plus jolie chanson du monde
    Celle que ma blonde a dans son cœur

    Dans son cœur la mélodie tourne et s'envole
    Avec mon cœur pour devenir la chanson folle
    De nos cœurs et nous inventons les paroles
    Que l'on chante à deux sous le ciel bleu

    la la la la la la la la .........

    Dans mon cœur posé sur le cœur de ma belle
    Dans mon cœur vient de glisser dans un bruit d'aile
    Dans mon cœur le bleu d'un vol de tourterelles
    Celui que ma belle a dans son cœur

    Dans son cœur dont la mélodie vagabonde
    Vers mon cœur froissé se faufile à la ronde
    Dans les cœurs de tous les amoureux du monde
    Qui chantent joyeux sous le ciel bleu

    la la la la la la la la .........

    Dans le cœur d'un vaisseau lancé dans l'espace
    Dans le cœur d'un char de xxxx qui se déplace
    Dans le cœur de l'infini qui nous dépasse
    Un homme qui porte ça dans son cœur

    Dans son cœur une petite chansonnette
    Que le cœur d'une blonde a mis dans sa tête
    Et le cœur des amants de toutes les planètes
    Lui répond joyeux du haut des cieux

    la la la la la la la la.....

    Dans le vert de ses yeux (1964)

    Salvatore Adamo

    Dans le vert de ses yeux
    Il y avait d'autres terres
    Dans l'immense clairière
    Des châteaux fabuleux
    Et rien n'était chimère
    Dans le vert de ses yeux

    Dans le vert de ses yeux
    Il y avait l'espérance
    Un jour je m'en souviens
    Elle m'invita sans méfiance
    Au pays qui est le sien
    Au pays de ses yeux

    Elle marchait devant moi
    Elle sautillait légère
    Sur le sentier étroit
    Que bordait la bruyère
    Mais chacun de mes pas
    Faisait crouler la terre
    Un abîme s'est creusé
    Dans le vert de ses yeux

    Et sans même un adieu
    Je la vis s'éloigner
    Et plus je l'appelais
    Et plus je la perdais
    J'ai perdu mon amour
    Dans un pays d'amour
    Et j'ai cherché en vain
    Pour retrouver le chemin
    Qui mène sous d'autres cieux
    Au pays de ses yeux

    Dans les rues de Varsovie (Un soir à Varsovie) (1966)

    Jean Arnulf

    Un soir je marchais dans les rues de Varsovie
    Rue du Souvenir, un soir
    L'été était triste à mourir, un soir
    Pleuraient encore les rues de Varsovie
    Rue du Souvenir, un soir
    Varsovie pleurait dans le noir

    Là-bas tout a changé, c'est oublié
    On va danser avec l'été
    Pourtant l'été là-bas
    N'a plus tout à fait le goût d'autrefois
    Où sont passés, dis-moi
    Les rires sur les chevaux de bois ?

    Ce soir je me souviens des rues de Varsovie
    Aux Champs-Elysées, ce soir
    Où l'hiver vient de commencer, ce soir
    Je le trouve trop indécent, Paris
    Dans ce grand café, le soir
    On porte le luxe en sautoir

    Là-bas tout est cassé. Pour oublier
    On va danser, le pied léger
    Mais le cœur n'y est pas
    Et l'été n'a plus le goût d'autrefois
    On n'ose plus, je crois
    Rire sur les chevaux de bois

    Là-bas, chagrin de guerre ne finit pas

    Dans ma hotte (1967)

    Salvatore Adamo

    Donne-moi ta menotte
    Viens tout contre moi
    J'ai au fond de ma hotte
    Un grand amour pour toi
    J'ai dansé la gavotte
    Par monts et par bois
    Mais je vendrais mes bottes
    Pour rester près de toi

    Déjà nos cœurs complotent
    Pour la grande cause
    Laisse qu'il nous tricote
    Un avenir tout rose
    Ne parle pas de dot
    Non ne sois pas morose
    J'ai au fond de ma hotte
    Un tas de belles choses

    J'ai arraché à la mer
    Des colliers de perles blondes
    Au sable du désert
    J'ai volé le sceptre du monde
    Poursuivi par les rois
    J'ai chevauché les vents
    Et j'ai fouetté le temps
    Pour voler jusqu'à toi

    Pour que tu m'emmenottes
    Et me condamnes à toi
    Pour que de tes quenottes
    Je subisse la loi
    Pour que tu me ligotes
    A tes pieds si parfois
    Mon p'tit cœur de linotte
    Ne restait pas coi

    Viens que je te dorlote
    Suis-moi ma mignonne
    Laisse que les bigotes
    D'horreur carillonnent
    Je serais Don Quichotte
    Je ne craindrais personne
    Je te mets dans ma hotte
    Et que Dieu me pardonne
    Je te mets dans ma hotte
    Et que Dieu me pardonne

    Dans ton sommeil (1968)

    Salvatore Adamo

    Dans ton sommeil
    Tu souriais, ravie
    Et tu voguais
    Au fil d'un long poème
    Dans ton sommeil
    Parfois, je t'ai suivie
    Où tu vivais
    Au coeur de la nuit même

    Et je devins marin
    Lorsque tes cils de moire
    S'ouvrirent comme des algues
    Sur une mer opale
    Et je fus grand sorcier
    Lorsque d'un mot d'amour
    J'allumai un soleil
    Au ciel de la tendresse

    Je fus le troubadour
    Amoureux de la lyre
    Qu'une nymphe a perdu
    Au bout d'une légende

    Oui, je fus musicien
    Lorsque tu m'emmenas
    Au clair des grands orgues
    Sur des ailes d'oiseau
    Car tu étais musique
    Et j'étais magicien
    Lorsque sur chaque note
    Éclosait un "je t'aime"

    Je fus ton Arlequin
    Lorsque ivre de ton rêve
    Je vis danser mon âme
    Sur un rayon de lune
    Et je fus ton enfant
    Lorsque tu me berças
    Sur l'onde caressante
    D'une source d'étoiles

    Dans ton sommeil,
    Tes yeux s'entrouvrent et rient
    Toujours pareil, se poursuit le poème
    Car ton réveil
    Vient réchauffer ma vie
    C'est mon soleil
    Quand tu me dis "je t'aime".

    De cinq à sept (1960)

    Marcel Amont & Colette Deréal

    {Lui:}
    De cinq à sept
    Dans mon sixième, je l'attends
    De cinq à sept
    {Elle:}
    Je vais chez lui simplement
    De cinq à sept
    Pour bavarder
    En prenant une tasse de thé

    {Lui:}
    De cinq à sept
    Lorsque je l'ai invitée
    De cinq à sept
    {Elle:}
    J'lui ai dit sans hésiter
    "C'est très gentil
    Mais oui, j'accepte
    Je serai là de cinq à sept"

    {Lui:}
    On va s'installer
    Sur le canapé
    Et je lui volerai
    Un p'tit baiser
    {Elle:}
    Il doit me montrer
    Des cendriers
    Comme on n'en voit pas dans les musées

    {Lui:}
    De cinq à sept
    Le cœur battant
    Je l'attends
    De cinq à sept
    {Elle:}
    Et dans un tout p'tit instant
    Nous serons seuls
    En tête-à-tête

    {Lui:}
    Dans mon sixième
    De cinq à sept
    {Elle:}
    Quelle aubaine !
    {Lui:}
    C'est une veine !
    {Elle:}
    J'suis certaine

    {Lui:}
    Elle ne tardera sûrement pas
    De cinq à sept
    J'la vois déjà arriver
    De cinq à sept
    {Elle:}
    Avec une robe achetée
    De cinq à sept
    Cent nouveaux francs
    Et qui me va divinement

    {Lui:}
    De cinq à sept
    Le temps est vraiment très long
    De cinq à sept
    {Elle:}
    Quand on attend
    Et que l'on a des idées derrière la tête
    Pour occuper ce cinq à sept
    Il aura prévu tout ce qu'il faut
    Les p'tits fours, le gin et le porto

    {Lui:}
    Je vais mettre un disque de Sinatra
    Car je sais qu'elle aime bien sa voix
    De cinq à sept
    Déjà deux heures que j'attends
    De cinq à sept
    {Elle:}
    C'est souvent très imprudent
    Alors, tant pis si je regrette
    Je n'irai pas de cinq à sept

    {Lui:}
    C'est bien fini
    Pour aujourd'hui
    {Elle:}
    Il m'attendra
    Il m'en voudra
    {Lui:}
    Oui mais demain
    Peut-être bien...
    {Elle:}
    Je monterai
    Pour m'excuser

    {Ensemble:}
    Et on verra
    C'qui arrivera
    {Lui:}
    De cinq à sept {x5}

    De quoi as-tu peur, imbécile ? (1969)

    Salvatore Adamo

    De quoi as-tu peur, imbécile ?
    Des gens qui te regardent ?
    Qu'attends-tu donc pour quitter la file,
    Pour chasser le badaud qui s'attarde ?

    Si tu tournais le dos à la critique
    Si tu pensais à être toi-même
    Faible, certes, mais authentique
    Ce serait là le plus beau poème

    Tu serais un homme
    Un parmi tant d'autres, d'accord
    Mais un, un ! Quelle chance !
    Les voleurs de pommes,
    C'est prouvé, ont toujours tort
    Mais si peu, si peu, quand on y pense

    De quoi as-tu peur, imbécile
    Quand il te suffirait d'un rien
    Pour t'offrir la plus belle idylle ?
    Prends donc la liberté par la main

    De quoi as-tu peur, imbécile ?
    Oublie ce qui te tient par les rênes
    L'ennui bat son plein dans la ville
    Va donc respirer la marjolaine

    De quoi as-tu peur, imbécile ? {x3}

    Debout Les Gars (1964)

    Hugues Aufray

    Cette montagne que tu vois,
    on en viendra à bout, mon gars.
    Un bulldozer et deux cent gars
    et passera la route.

    {Refrain:}
    Debout les gars ! Réveillez-vous !
    Y va falloir en mettre un coup.
    Debout les gars ! Réveillez-vous !
    On va au bout du monde.

    Il ne faut pas se dégonfler
    devant les tonnes de rocher.
    On va faire un quatorze juillet
    à coups de dynamite.

    {Refrain}

    Encore un mètre et deux et trois,
    en 1983.
    Tes enfants seront fiers de toi:
    La route sera belle.

    {Refrain}

    Les gens nous prenaient pour des fous
    mais nous, on passera partout
    Et nous seront au rendez-vous
    de ceux qui nous attendent.

    {Refrain}

    Il arrive, parfois, le soir,
    comme un petit goût de cafard
    Et ce n'est qu'un peu de brouillard
    que le soleil déchire.

    {Refrain}

    Quand tout sera terminé,
    y faudra bien se séparer
    Mais on oubliera jamais
    ce qu'on a fait ensemble.

    {Refrain 2x}

    Délivre-moi (1962)

    Richard Anthony

    Délivre-moi, je suis enchaîné
    Délivre-moi, ne me tiens plus prisonnier
    Ma vie se tient à l'ombre de tes jours
    Je ne suis plus qu'un mendiant d'amour
    Oh ! Délivre-moi, tu ne m'aimes pas !

    Délivre-moi, à quoi bon t'aimer ?
    Délivre-moi, pourquoi tant de cruauté ?
    Quand tu me jettes quelques sous d'espoir
    Mon cœur aveugle fait semblant d'y croire
    Oh ! Délivre-moi, tu ne m'aimes pas !

    Pourquoi prends-tu le temps
    D'écouter mes chansons ?
    Parle-moi durement
    Ferme-moi ta maison

    Délivre-moi de ce pauvre amour
    Délivre-moi de cet amour sans retour
    Depuis longtemps je n'ai plus d'espérance
    Pourtant j'attends une dernière chance
    Oh ! Délivre-moi, tu ne m'aimes pas !

    Je ne comprends pas bien
    Ce que tu veux de moi
    Et si tu ne veux rien
    Je t'en prie, dis-le moi

    Oh ! Délivre-moi, je suis enchaîné
    Délivre-moi, ne me tiens plus prisonnier
    Je n'en peux plus de mourir chaque soir
    Je n'en peux plus d'espérer sans espoir
    Oh ! Délivre-moi, tu ne m'aimes pas !

    Délivre-moi

    Dès Que Le Printemps Revient (1964)

    Hugues Aufray

    1 - Les filles sont jolies
    Dès que le printemps est là
    Mais les serments s'oublient
    Dès que le printemps s'en va
    Là-bas dans la prairie
    J'attends toujours, mais en vain
    Une fille en organdi
    Dès que le printemps revient.

    {Refrain:}
    Non, le temps n'y fait rien
    Oh non, le temps n'y peut rien

    2 - Je repense à ses yeux
    Dès que le printemps est là
    Je revois nos adieux
    Dès que le printemps s'en va
    Mais son image rôde
    Au détour de mon chemin
    Quand les soirées se font chaudes
    Dès que le printemps revient.

    3 - Je crois la retrouver
    Dès que le printemps est là
    Je cesse d'y rêver
    Dès que le printemps s'en va
    Après bien des hivers
    Pourtant mon cœur se souvient
    Comme si c'était hier
    Dès que le printemps revient.

    4 - Parfois je veux mourir
    Dès que le printemps est là
    Je crois toujours guérir
    Dès que le printemps s'en va
    Mais je sens la brûlure
    D'une douleur qui m'étreint
    Comme une ancienne blessure
    Dès que le printemps revient {x2}

    Devant le juke-box (1965)

    Akim & Sheila

    Près de chez moi l'autre soir
    Je me trouvais par hasard
    Devant le juke-box
    Devant le juke-box
    Quand j'entendis tout à coup
    Une chanson que j'aimais
    J'aimais beaucoup

    Pour l'écouter à nouveau
    Je cherchais son numéro
    Devant le juke-box
    Devant le juke-box
    Mais sans m'en laisser le temps
    Une fille voulu me passer
    Passer devant

    {Refrain:}
    Permettez c'est à moi - à moi
    Pourquoi ? - pourquoi ?
    Parce que - parce que
    Allons - allons
    Voyons - voyons
    Mais non - mais non
    Mais si
    Vraiment c'est un peu fort - oui fort
    Alors - alors
    Que faire ? - Que faire ?
    Misère - misère
    Tant pis
    Et puis on s'est souri !

    Je me suis donc effacé
    Et je l'ai laissée passer
    Devant le juke-box
    Devant le juke-box
    Sans hésiter un instant
    Nous avons en même temps
    Choisi la même chanson
    Que justement nous aimions
    Et comme nous étions heureux
    On a dansé tous les deux
    Devant le juke-box

    Comme on se connaissait mieux
    On a bavardé un peu
    Devant le juke-box
    Devant le juke-box
    Et l'on voulut tour à tour
    Se choisir une jolie chanson d'amour

    {au Refrain}

    Nous ne pouvions nous quitter
    Longtemps nous sommes restés
    Devant le juke-box
    Devant le juke-box
    Et comme on s'entendait bien
    Nous nous sommes dit à demain
    Et c'est depuis cet instant
    Que l'on s'est revu souvent
    Nous nous souviendrons toujours
    Que l'on s'est connu un jour
    Devant le juke-box !

    Dis à Laura (1961)

    Richard Anthony

    Viens, mon ami le geôlier
    A toi, je vais tout raconter
    Demain très tôt, au petit jour
    J'aurai mon tour, j'aurai mon tour
    Et je dirai adieu à la vie
    Pour lui payer bien des folies
    Si par hasard tu la vois
    Va saluer Laura pour moi

    Dis-lui que je l'aime
    D'un amour trop grand pour son coeur
    Et que je pars sans un pleur
    Dis-lui tout cela, dis-le-lui pour moi

    Laura bravait le monde entier
    Pour ses désirs d'enfant gâtée
    Ses yeux, son corps au long des jours
    Chantaient l'amour, chantaient l'amour
    Je l'ai tenue dans mes bras, serrée
    Pour la garder j'ai tout renié
    Et quand Laura m'a trahi
    Notre roman s'est mal fini

    Dis-lui que je l'aime
    D'un amour plus fort que la mort
    Et pour chasser ses remords
    Dis-lui tout cela
    Dis-le-lui pour moi

    Pour moi, Laura était trop jolie
    Un soir, j'ai tué par jalousie
    Et je pourrais, sans regret
    Pour un baiser, recommencer

    Dis-lui que je l'aime
    Qu'il lui faut oublier mon nom
    Et m'accorder son pardon
    Dis-lui tout cela, dis-le-lui pour moi

    Dis, ma muse (1967)

    Salvatore Adamo

    J'avais un coin de nuit
    Et les étoiles y venaient
    Et quand pleurait la pluie
    Perçant le voile, elles brillaient
    J'avais pas grand-chose
    J'avais une rose
    Couleur de toi
    Douceur de toi

    Dis, ma muse, tu t'amuses
    Quand câline, tu dessines
    Des sourires
    Que je n'ai jamais connus
    Dis, ma muse, tu t'amuses
    Insouciante, tu m'inventes
    Des serments
    Que je n'ai jamais tenus

    Parce qu'un jour la rose
    S'arracha les épines
    Pour qu'amoureux
    J'ose tendre ma main chagrine
    Prends-moi pour ta belle
    Son âme est cruelle
    Mais puisqu'il faut
    Je mourrais pour elle

    Dis, ma muse, tu t'amuses
    Peu m'importe
    Une fleur morte
    Dans un monde
    Qui n'existe que pour toi
    Dis, ma muse, tu t'amuses
    Tu t'entêtes, mais les poètes
    Aujourd'hui
    Cueille leur rime
    Aux pieds des croix

    Dis-lui que je l'aime (1961)

    Richard Anthony

    Toi que j'aime comme un frère
    Toi qui es mon ami
    N'oublie pas que je compte sur toi
    Pour lui dire ce que je n'ose pas

    {Refrain}
    Dis-lui que je l'aime
    Dis-lui que je l'aime
    Dis-lui que je l'aime comme un fou
    Dis-lui que je l'aime

    Depuis quelques semaines
    Sitôt que je la vois
    Devant elle, je suis désarmé
    C'est idiot, je ne peux plus parler

    {au Refrain}

    Je m'inquiète (Il s'inquiète)
    Disn pourquoi (Disn pourquoi)
    Je m'entête (Il s'entête)
    A l'aimer comme ça ?

    Ecoute-moi !
    Toi que j'aime comme un frère
    Ne me laisse pas tomber
    Tu souris mais peut-être un jour
    Tu verras que c'est chacun son tour

    {au Refrain}

    Elle me hante (Elle le hante)
    C'est inouï (C'est inouï)
    Et tourmente (Et tourmente)
    Mes jours et mes nuits

    Ecoute-moi !
    Va frapper à sa porte
    Va tout lui raconter
    Je t'attends là, le cœur battant
    C'est de toi que mon bonheur dépend

    {au Refrain}

    Dis-lui que je l'aime {ad lib}

    Dites-moi ma mère (1969)

    Antoine

    Quand j'étais petit
    J'étais naïf, j'étais gentil
    Et chaque dimanche à mes sorties
    J'interrogeais ma mère
    J'posais constamment
    Et des "pourquoi ?" et des "comment ?"
    A quoi ça sert ceci, maman
    Et ça pour quoi c'est faire ?

    Pourquoi donc papa
    A d'la moustache et puis vous pas ?
    Et pourquoi donc grand-mère
    En a presque autant que grand-père ?
    Quelles choses singulières
    C'est des drôles d'affaires
    J'voudrais qu'on m'éclaire
    Pour mieux comprendre tout ça

    Dites-moi ma mère
    Dites-moi ma mère
    Pourquoi les chiens dans la rue se montent dessus
    Dites-moi ma mère
    Dites-moi ma mère
    Pourquoi qu'on leur jette sur l'dos des grands seaux d'eau
    Dites-moi, c'est curieux, pourquoi les éléphants
    Ont une queue derrière et une autre devant
    Dites-moi, ma mère
    Laquelle qui leur sert
    Pour montrer qu'ils sont contents

    Même à dix-huit ans
    J'étais encore un grand enfant
    Et j'demandais souvent
    Des renseignements à ma mère

    Quand viens le printemps
    Lui disais-je, pourquoi donc je tends
    Malgré moi l'oreille quand j'entends
    Les chats dans la gouttière ?
    J'voudrais bien savoir
    Pourquoi les dames sur le trottoir
    Me disent "Beau blond, viens me voir"
    Qu'est-ce qu'elles veulent donc me faire ?

    Pourquoi la crémière,
    La p'tite charcutière,
    Même la teinturière
    M'attirent derrière leur comptoir ?

    Dites-moi ma mère
    Dites-moi ma mère
    Pourquoi j'ai comme l'impression
    D'être sous pression
    Dites-moi ma mère
    Dites-moi ma mère
    Pourquoi je fais chaque nuit
    Des rêves inouïs

    Quand la bonne m'apporte mon chocolat l'matin
    Pourquoi je me sens des fourmis dans les mains ?

    Dites-moi ma mère
    La clef du mystère
    Ou faites-moi un p'tit dessin !

    Dites-moi...

    Dites-moi ma mère
    Dites-moi ma mère
    Pourquoi les chiens dans la rue se montent dessus
    Dites-moi ma mère
    Dites-moi ma mère
    Pourquoi qu'on leur jette sur l'dos des grands seaux d'eau
    Dites-moi, c'est curieux, pourquoi les éléphants
    Ont une queue derrière et une autre devant
    Dites-moi ma mère
    Laquelle qui leur sert
    Pour montrer qu'ils sont contents

    {x3:}
    Dites-moi ma mère
    Dites-moi ma mère
    La la la la la
    La la la la

    Dolce Paola (version italienne) (1965)

    Salvatore Adamo

    La, la, la, la, la, la


    Paola, Dolce Paola
    In un mio sogno
    Mi son permesso

    Paola, la mano tremante
    Ho sfiorato il suo viso
    Gli ho colto un soriso

    Paola, dolce chimera
    Quando una sera
    Mi offri il suo sguardo

    Paola, nella sua maesta
    Ho visto in verita
    Una colomba fragile
    La, la, la, la, la, la

    Paola, dolce Paola
    Paola, dolce Paola

    Paola, se hai visto gli occhi suoi
    Mancare tu non puoi
    Di farmi un mito, oh, oh, oh

    Paola, conservo in fondo al cuor
    Come di un vago fior
    La sua dolcezza, la, la, la, la, la,
    La, la, la...
    La, la, la, la, la, la

    Donne-moi ma chance (1963)

    Richard Anthony, Les Scarlet...

    Donne-moi ma chance, donne-moi ma chance encore
    Quoi que tu penses, je n'ai pas tous les torts
    Ne me dis pas, que c'est trop tard ,
    Que tu n'as plus, pour moi un seul regard

    Donne-moi ma chance, donne-moi ma chance encore
    Par ton silence, tu parais la plus forte
    Mais tu sais bien, que toi et moi
    On ne peut pas se séparer comme ça

    Donne-moi ma chance allons fais un effort
    Les apparences sont contre moi encore
    Mais je te jure que ce n'est rien
    Je ne veux pas te supplier en vain

    Ne me dis rien pour le moment
    Réfléchis bien, mais si tu m'aimes vraiment
    Donne-moi ma chance, donne-moi ma chance encore
    Donne-moi ma chance, allons fais un effort
    Donne-moi ma chance, donne-moi ma chance encore

    Dou Wakadou (1965)

    Hugues Aufray

    Je sais que ça marche pour toi
    Que t'es vraiment dans le coup
    Que t'as tout un tas de trucs à toi
    Surtout t'as ton dou wakadou
    Wakadou wakadou wakadou wakadou

    Il paraît que toutes les filles
    Se pendent à ton cou
    Tu les tombes comme des quilles
    D'un air de ton dou wakadou
    Wakadou wakadou wakadou wakadou

    {Refrain:}
    Te v'là descendant la rue
    Dans ta belle Cadillac avec
    Un bon cigare au bec
    Les pieds au sec
    Des filles plein ton sac en vrac
    Et de l'or en plaques, en sacs, dans ton hamac
    Sacré vieux Jack !
    Ri bi bi bi bi bedang baahay

    T'es pourtant pas un génie
    T'as rien d'plus que nous
    Mais la chance de ta vie
    C'est que t'as un dou wakadou
    Wakadou wakadou wakadou wakadou

    {au Refrain}

    Pour moi, tu es presque un frère
    Je ne suis pas jaloux
    Mais, tu vois, je donnerais cher
    Pour avoir ton dou wakadou
    Wakadou wakadou wakadou wakadou

    Delong delong bang

    Du soleil, du boulot (1966)

    Salvatore Adamo

    Du soleil plein les yeux
    Du boulot mais tant mieux

    J'étais assis au bord de l'eau
    Y avait personne sur ma plage
    C'est vrai qu'il était encore tôt
    C'est vrai qu'il y avait quelques nuages
    Le soleil montra le bout d'son nez
    Mais je lui dis attends ton tour
    Car j'étais bien intentionné
    Géométrie au plat du jour !

    Du soleil plein les yeux
    Du boulot mais tant mieux

    Aujourd'hui je me sacrifie
    Et demain je brûlerai mon cours
    Et si le soleil me défie
    Je lui dirai de m'attendre un jour
    Mais le soleil se fit taquin
    Me cribla de perpendiculaires
    Et fit danser sur mon bouquin
    Des lutins à barbes séculaires

    Géométrie rassurez-vous
    Que je serai fin prêt pour septembre
    Mais à tout choisir je vous l'avoue
    Mieux vaut le sable que la chambre

    Du soleil plein les yeux
    Du boulot mais tant mieux

    Et le soleil ce vieux coquin
    Me projeta des angles droits
    Où s'balançaient les yeux carlins
    Des filles des nains par surcroît
    Mon Dieu mon Dieu je devenais fou
    Et le soleil qui rigolait
    Mine de rien venait fin août
    Mes dernières chances s'envolaient

    Au comble de mon désespoir
    Mais que leur avais-je donc fait ?
    Juste devant mes yeux hagards
    Deux parallèles s'enlaçaient

    Du soleil plein les yeux
    Du boulot mais tant mieux

    Aujourd'hui je me sacrifie
    Et demain je brûlerai mon cours
    Et si le soleil me défie
    Je lui dirai de m'attendre un jour

    Du soleil plein les yeux
    Du boulot mais tant mieux
    Du soleil plein les yeux
    Du boulot mais tant mieux

    Dus pastous a l'oumbretto (1963)

    Marcel Amont

    Dus pastous a l'oumbretto
    Que hasen u bouquet
    L'un cuelhe l'abriuleto
    È l'aute lou muguet

    Iou qu'aïmi l'immourtelo
    Mei que las autes flous
    Coum eï toustem fidèlo
    Atau soun mas amous

    Tout là-haut près des nuages
    Au pied des sources et des glaciers
    Parmi les verts pâturages
    Où les fleurs s'ouvrent par milliers

    D'où la brise légère
    S'en va parfumer les vallées
    Avec ma douce bergère
    C'est là que je veux m'envoler

    U bouquet de briuletes
    Que me n'abes embiat
    Diou ! D'aquerès manetes
    Tam pla l'aben troussat

    Dab courdounet de sede
    É dab l'esplingle d'or
    Diou ! d'aqueres manetes
    Que balen u tresor {x3}


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